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Morts nébuleuses de deux sœurs

Île d'Orléans

La découverte des cadavres de deux sœurs, samedi, a plongé la petite communauté de Sainte-Famille, à l'île d'Orléans, dans le drame et l'incompréhension.

Louise Paquet, 68 ans, et sa sœur Solange, 72 ans, demeuraient dans la maison familiale située au 3321 chemin Royal à Sainte-Famille. Selon plusieurs sources, le camelot qui distribue le journal tous les jours à cet endroit se serait inquiété de voir les quotidiens s'accumuler dans la boîte aux lettres. Il aurait contacté la Sûreté du Québec tôt samedi matin.

«Les policiers se sont rendus au domicile. Ils ont découvert le premier corps en avant-midi et le second, qui n'était pas à la vue, en après-midi. (...) Pour l'instant, nous n'écartons aucune hypothèse concernant cette mort suspecte ni même celle de l'homicide suivi d'un suicide», a précisé Daniel Thibaudeau, porte-parole de la SQ.

Louis Lemelin, un voisin qui connaît les deux sœurs depuis la petite école, est bouleversé par ce drame. Lui aussi était soucieux puisqu'il n'y avait pas «d'activités» dans la maison depuis mardi.

«Les dames habituellement récupéraient leur journal tous les matins vers 6 h. On ne les avait pas vues sortir depuis quelques jours. Les lumières étaient allumées en permanence. Ce matin (samedi), je me suis rendu à leur maison. J'ai cogné. Pas de réponse. J'ai fait le tour de la maison, des sacs de poubelles noirs cachaient les fenêtres du sous-sol et les stores étaient fermés. J'ai appelé la police après 10h et on m'a annoncé la triste nouvelle.»

Enquête policière

Un médecin a été dépêché sur les lieux en après-midi et n'a pu que constater le décès des sœurs Paquet. «Les corps ont été sortis de la résidence par la suite. Il y aura autopsie afin de déterminer les circonstances exactes entourant ces morts suspectes», a ajouté M. Thibaudeau.

Les enquêteurs de la SQ, l'identité judiciaire de même que le Service des crimes contre la personne ont été dépêchés sur les lieux. «La scène sera passée au peigne fin dans le but de nous éclairer sur ce qui a bien pu se produire.»

Onde de choc

M. Lemelin et sa femme, Suzanne Turcotte, se posent mille et une questions depuis. Ils ne comprennent tout simplement pas ce qui a pu se produire.

«C'est malheureux, c'était nos amies, elles venaient se balancer avec nous. Mon mari allait souvent les aider puisqu'elles restaient seules. Elles n'avaient pas de problème de santé. Elles avaient un caractère particulier, peu d'amis, mais sans histoire. On est sous le choc. La police nous a dit que ce n'était pas beau à voir, qu'elles étaient maganées. On veut savoir ce qui s'est passé pour faire notre deuil», a indiqué Mme Turcotte.

Des morts qui sèment l'inquiétude

La panique s'est rapidement emparée du petit village de Sainte-Famille à l'île d'Orléans, à la suite de la découverte du corps des sœurs Paquet samedi.

Des rumeurs se sont mises à circuler si bien que le téléphone n'a pas dérougi chez les voisins et amis des deux femmes, Louis Lemelin et Suzanne Turcotte, qui ont reçu plusieurs appels tout au long de la journée.

«Les gens nous appelaient parce qu'ils avaient entendu parler de leur décès. Ils nous racontaient toutes sortes d'histoires comme ça l'air qu'elles ont toutes deux été retrouvées mortes dans leur voiture. C'est un peu comme le jeu du téléphone, les histoires se déforment. On rectifiait le tir», a mentionné Mme Turcotte.

Un tueur en liberté

Un jeune homme et une jeune femme en visite chez leur tante qui demeure à plusieurs mètres du lieu du crime étaient inquiets, eux aussi. «On se demande ce qui s'est passé. Ça fait peur. On se demande si on doit craindre pour notre sécurité. Peut-être qu'il y a un tueur fou en liberté qui circule sur l'île», ont-ils dit.

Se contentant de rappeler que l'enquête suit son cours et qu'aucune hypothèse n'est écartée, la Sûreté du Québec tient toutefois à rassurer la population mentionnant qu'il n'y a pas lieu de s'alarmer.

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