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Les militants conservateurs devront attendre

Mise au point du député Gourde

Les militants conservateurs au Québec doivent prendre leur mal en patience. C'est le message lancé vendredi par le député conservateur fédéral de Lotbinière-Chutes-de-la-Chaudière, Jacques Gourde à la présidente sortante de l'Association de comté de Joliette, Georgette St-Onge.

Frustrée, elle a démissionné jeudi avec fracas, disant que les instances du parti étaient coupées de la base et les ministres québécois, invisibles au Québec.

Il n'en est rien, a affirmé M. Gourde. Selon lui, les quatre ministres fédéraux québécois sont à l'écoute des associations de comté mais ils sont déjà très éparpillés et ils manquent de temps.

«C'est qu'on est seulement cinq au Québec pour couvrir 75 circonscriptions, a-t-il signalé. On est quatre ministres qui sont très occupés, ils ont de très gros portefeuilles. Et il reste seulement moi pour couvrir. Je suis président du caucus et secrétaire parlementaire pour trois ministres. On a juste 24 heures dans une journée.»

Selon lui, les ministres québécois sont à l'écoute des circonscriptions mais la charge de travail étant lourde et le territoire grand à parcourir, les ministres ne peuvent faire le tour des circonscriptions chaque fin de semaine.

«On fait le maximum qu'on peut faire avec les effectifs qu'on a présentement», a-t-il indiqué lors d'une entrevue vendredi.

Mme St-Onge a précisé jeudi qu'elle débarquait «avec tristesse» de son poste de présidente de l'association conservatrice de Joliette, révoltée par l'insouciance de la permanence du parti et celle des ministres québécois vis-à-vis les besoins des associations de comté. Elle s'en va travailler pour la CAQ de François Legault. Au total, c'est sept administrateurs qui ont démissionné dans cette circonscription.

«C'est une circonscription qui est très chanceuse parce que c'est l'une de celles qui a eu le plus de visites de la part de notre caucus, a répliqué M. Gourde. On remercie Mme St Onge pour le travail qu'elle a fait et on lui souhaite bonne chance au niveau provincial, parce que je pense qu'elle a signifié qu'elle voulait faire de la politique provinciale maintenant.»

Les ministres Maxime Bernier et Christian Paradis n'ont pas voulu réagir aux propos de Mme St-Onge vendredi.

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