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Pauline Marois ne veut pas de loi spéciale

Grève de la construction

Le gouvernement Marois a exclu totalement l'usage d'une loi spéciale pour mettre fin à la grève sur les chantiers du Québec.

«Il n'y a pas de loi spéciale. Il n'y en a pas en préparation, il n'y en a pas dans ma vision, il n'y en a pas dans ma tête. Il faut que ça se règle par la négociation», a lancé la ministre du Travail, Agnès Maltais, lundi matin à Québec.

Mme Maltais a également mis en garde le patronat et l'Alliance syndicale.
«S'ils s'en vont dans le mur, c'est eux qui sont au volant», a-t-elle lancé.

«Ils sont malheureusement un peu trop dans les médias pour expliquer où ça achoppe. J'aimerais mieux qu'ils soient à la table pour en arriver à un règlement», a déploré Agnès Maltais, qui demande aux syndicats de recommencer immédiatement à négocier.

Si la ministre refuse d'utiliser une loi spéciale, c'est parce que «ce n'est pas le gouvernement qui doit décider des conditions de travail dans les entreprises privées».

«J'ai appelé tant du côté patronal que du côté syndical pour dire : n'attendez pas que le gouvernement règle votre problème», a-t-elle indiqué.

«Les entrepreneurs n'ont pas intérêt à ce que ça dure. Les travailleurs n'ont pas intérêt à ce que ça dure. Allez donc régler et ne laissez pas traîner ce conflit», a insisté la ministre du Travail en s'adressant aux principaux intéressés.

En après-midi, la première ministre a elle aussi appelé les parties à plus de collaboration.

«On n'a pas connu de grève depuis 25 ans. Je souhaite que ça cesse rapidement. Ils doivent assumer leurs responsabilités et s'asseoir à la table», a dit Pauline Marois en marge d'une conférence de presse à Montréal.

Par ailleurs, la CAQ et les libéraux demandent au gouvernement de jouer un rôle directement dans les négociations. François Legault souhaite que Québec dépose un ultimatum de 48 heures.

«Si la grève se poursuit, ça va prendre une loi spéciale», a dit le chef caquiste.
Les libéraux demandent quant à eux à la première ministre de se saisir immédiatement du dossier puisque la ministre Agnès Maltais «a perdu toute autorité morale».