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Jeune père battu par deux agents de la SQ

Brutalité policière?

Une vidéo montrant deux agents de la Sûreté du Québec (SQ) rouer de coups de poing et de matraque un jeune père de la communauté d'Unamen Shipu à La Romaine sur la Côte-Nord circule sur Internet.

Norbert Mestenapeo, un Innu de 24 ans, allait semble-t-il s'acheter des cigarettes quand les policiers pour une raison inconnue l'auraient interpelé, hier en début de soirée. Puis, les choses auraient tourné au vinaigre.

La scène a été captée par un membre de la famille de l'homme qui l'attendait à l'intérieur d'un véhicule.

«Les policiers se croyaient intimidés, mais ça reste nébuleux», a raconté la tante adoptive du jeune papa, Geneviève Marck, à TVA Nouvelles ce matin.

Douze points de suture auraient été nécessaires pour recoudre le crâne de Norbert Mestenapeo. (Photo gracieuseté de la famille)

Sang et étourdissement

«Il s'est défendu du mieux qu'il pouvait, il est allé jusqu'à mordre un des policiers qui s'est servi de sa matraque pour le frapper sur la tête. Il a eu 12 points de suture», ajoute la femme.

L'homme n'aurait pas été arrêté par les agents. «Mon neveu est rentré au dépanneur, il ne pouvait pas aller au dispensaire. On avait peur qu'il y ait un mandat d'arrestation. Quelqu'un est venu nous voir pour nous dire qu'il avait été frappé par les policiers. Nous sommes allés le chercher, on avait peur qu'il lui arrive quelque chose», poursuit la tante.

«On a voulu sauver sa vie. Il saignait beaucoup de la tête. Il était étourdi, il perdait connaissance. On le réveillait tout le temps.»

L'Innu de 24 ans allait semble-t-il s'acheter des cigarettes quand les policiers pour une raison inconnue l'auraient interpelé. (Photo gracieuseté de la famille)

Vidéo en possession de la SQ

La Direction des normes professionnelles de la Sûreté du Québec est en possession de la vidéo, a confirmé à TVA Nouvelles la sergente Nathalie Girard.

Les deux policiers, qui auraient passé à tabac le neveu de Geneviève Marck, toujours d'après ses dires, auraient été relevés plus tôt de leur semaine de travail.

«On veut des informations. On ne veut pas que ça arrive à d'autres personnes et pas juste dans notre communauté autochtone», conclut la tante de Norbert Mestenapeo.

Les images floues montrent les agents rouer de coups Norbert Mestenapeo. (Photo gracieuseté de la famille)

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