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Le Conseil des Canadiens lance une campagne d'opposition

TransCanada

Le Conseil des Canadiens, le plus grand organisme citoyen au pays, a lancé une campagne d'opposition au projet de la compagnie albertaine TransCanada Corporation.

Le Conseil des Canadiens, voué notamment à faire la promotion de la sécurité énergétique, estime que le projet de l'entreprise TransCanada comporte des risques environnementaux importants et ne contribuera pas à créer des emplois «décents».

Ce projet de transport par pipeline du pétrole vers l'Est du pays, c'est-à-dire vers le Québec et le Nouveau-Brunswick, a reçu l'aval enthousiaste du gouvernement Harper et de chefs d'entreprises.

«Le projet de TransCanada consiste à convertir une partie de son gazoduc (construit en 1950) pour transporter du pétrole, incluant du pétrole brut dilué issu des sables bitumineux de l'Alberta vers le Canada atlantique», a expliqué l'organisme bénévole basé à Ottawa et financé uniquement par les citoyens.

«L'utilisation du gazoduc existant permettra probablement à TransCanada de réduire ses coûts, mais cela accroîtra les risques de déversements dans plusieurs rivières et lacs, ainsi qu'au milieu de communautés situées le long du parcours du pipeline», a affirmé Andrea-Harden Donahue du Conseil des Canadiens.

«Les déversements d'oléoducs désastreux à Kalamazoo, dans l'État du Michigan et à Mayflower, dans l'État d'Arkansas, ont mis en lumière les dangers de transporter le pétrole des sables bitumineux et d'utiliser un vieil oléoduc qui n'a pas été conçu originellement pour le pétrole», a ajouté Mme Donahue.

Le ministre des Ressources naturelles dans le gouvernement Harper a réagi très positivement au projet de la compagnie TransCanada visant à transporter du pétrole brut canadien de l'Alberta et de la Saskatchewan vers les raffineries du Québec et du Nouveau-Brunswick.

«Notre gouvernement se réjouit à la perspective que du brut canadien de l'Ouest serait acheminé vers les consommateurs et les raffineries de l'Est canadien et, éventuellement, vers de nouveaux marchés à l'étranger», a déclaré le ministre Joe Oliver.

La déclaration écrite de ce dernier comporte une phrase plutôt surprenante à première vue et dans laquelle le gouvernement conservateur de Stephen Harper dit que la compagnie TransCanada devra démontrer sans l'ombre d'un doute que son projet est sécuritaire.

«Notre gouvernement permettra aux projets énergétiques d'aller de l'avant quand ceux-ci auront démontré hors de tout doute qu'ils sont sûrs pour les Canadiens à la suite d'un examen environnemental et réglementaire indépendant, fondée sur la science», a déclaré officiellement par écrit le ministre Oliver au nom de l'administration Harper.

Dans la foulée de la tragédie de Lac-Mégantic, cet engagement ferme du gouvernement fédéral canadien sera sans doute noté avec toute l'attention qu'il mérite par les autorités provinciales et municipales devenues plus soucieuses de la sécurité de l'acheminement des produits dangereux au pays, que ce soit par train, pipeline ou par un autre mode de transport.

Par ailleurs, dans un communiqué, le Conseil canadien des chefs d'entreprises, représentant environ 150 grands patrons au pays, a bien accueilli l'annonce de la décision de la compagnie TransCanada Corporation d'aller de l'avant avec son projet de pipeline.

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