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Le fils de Chris Hadfield prend sa défense

Micromessages sur Twitter

Le fils de l'ancien commandant de la Station spatiale internationale (SSI) Chris Hadfield nie les allégations d'un site internet selon lesquelles le célèbre astronaute canadien aurait eu recours à des prête-plumes pour écrire certains de ses micromessages alors qu'il était dans l'espace.

Evan Hadfield, qui a aidé son père à gérer son compte Twitter, a dit à l'Agence QMI, dimanche, qu'il trouvait l'article du site Blacklock's Reporter «erroné» et «décevant».

Le quotidien en ligne d'Ottawa qui couvre essentiellement les affaires parlementaires et politiques a affirmé que les «performances soi-disant spontanées d'Hadfield, effectuées alors qu'il se trouvait dans l'espace, étaient en fait le produit d'une campagne [du gouvernement] en collaboration avec CBC faisant usage à l'occasion de micromessages écrits par des employés du gouvernement».

Selon Blacklock's Reporter, qui a réussi à obtenir des documents en vertu de la Loi sur l'accès à l'information, des employés du gouvernement fédéral «ont planifié des stratégies pour coordonner les médias sociaux et des partenaires médiatiques».

L'auteur du texte controversé, Tom Korski, a dit à l'Agence QMI, dimanche, qu'il était garant de chacune des affirmations avancées dans son article.

«L'auteur présente ça comme une révélation qu'il [Chris Hadfield] a travaillé en concertation avec CBC pour diffuser sa chanson à partir de la SSI et qu'il n'était pas seul dans la planification de l'événement», a dit Evan Hadfield, le fils de l'astronaute, dans un échange de messages en réaction à l'article de M. Korski.

Chris Hadfield avait en effet donné une prestation de «I.S.S. (Is Somebody Singing)» en collaboration avec Ed Robertson, un membre du groupe Barenaked Ladies, et une chorale de milliers d'élèves. La prestation avait été diffusée par la CBC.

L'article donne des exemples de micromessages qui auraient été écrits ou commandés par la directrice des communications de l'Agence spatiale canadienne (ASC), Anna Kapiniari.

«Anna lui a demandé seulement trois ou quatre fois sur 6000 messages d'écrire des messages au profit de son employeur, a dit le fils de l'astronaute. Et à partir de ça, l'auteur parle d'auteurs à gages plutôt que de trois messages sur Twitter pour aider l'ASC.»

Selon Evan Hadfield qui s'occupe des demandes médiatiques pour son père, Blacklock's Reporter n'a jamais demandé à Chris Hadfield de commenter les allégations mises de l'avant dans l'article, et jamais son père n'a refusé d'accorder une entrevue.

«C'est lui qui gérait son compte Twitter, qui prenait les photos, les vidéos et qui écrivait les commentaires, a dit Evan Hadfield sur Twitter. De dire quoi que ce soit d'autre est un mensonge et du mauvais journalisme.»

Le journaliste Tom Korski a affirmé à l'Agence QMI qu'il avait tenté à plusieurs reprises de contacter Chris Hadfield, mais jamais en passant d'abord par Evan Hadfield. «Je ne connais pas beaucoup de journalistes qui contactent d'abord les fils pour parler aux pères», a dit M. Korski.
L'Agence QMI a tenté de parler à Chris Hadfield sur son compte Twitter et par l'intermédiaire de son fils, mais en vain.

Dimanche, en plus de réagir via Twitter, Evan Hadfield a commenté point par point l'article de Tom Korski dans un blogue apparemment créé à cette seule fin.

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