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Un étudiant récupère 1300$

Cours annulés par la grève

L'Association des étudiants en histoire de l'Université Laval, à Québec, a dû verser 1300$ à l'un de ses membres qui a été privé de ses cours lors de la grève étudiante, l'an passé.

Marc-Antoine Dumas, 28 ans, a obtenu gain de cause devant la Cour des petites créances. Ses frais d'inscriptions à la session d'hiver 2012 lui ont donc été remboursés.

Le jeune homme soutenait qu'il n'avait pu compléter sa session en l'allongeant durant la période estivale, parce qu'un emploi d'été l'attendait, ce qui lui a causé un préjudice. L'association étudiante rejetait quant à elle le blâme sur l'université.

Marc-Antoine Dumas a gagné sa cause devant la Cour des petites créances. (TVA Nouvelles)

Mais le juge a tranché en faveur de l'étudiant, affirmant que les lignes de piquetage qui bloquaient l'entrée des salles de classe étaient chapeautées par l'association étudiante. Cette dernière est donc responsable de la situation dans laquelle s'est retrouvé Marc-Antoine Dumas, a-t-il souligné.

Marc-Antoine Dumas est évidemment heureux de ce dénouement.

«J'ai déposé ma cause devant la Cour parce que je sentais que mes droits avaient été violés. Je croyais un responsable de ça et le juge m'a donné raison en reconnaissant l'association étudiante responsable du tort qui m'a été causé.»

Un précédent important

Ce jugement pourrait aussi ouvrir la voie à de nombreuses poursuites de la part d'autres étudiants opposés à la grève qui s'estiment floués. C'est en tout cas ce que croit Jean-François Morasse, cet ex-étudiant de l'Université Laval qui a obtenu une injonction pour forcer l'université à lui dispenser un cours. Il est aussi à l'origine de la plainte pour outrage au tribunal contre le leader étudiant Gabriel Nadeau-Dubois.

«C'est une excellente nouvelle pour tous les étudiants qui ont souffert de la grève du printemps 2012. Le jugement nous apprend que les associations sont responsables de leurs actes et qu'elles vont devoir assumer la facture pour les milliers étudiants à qui elles ont causé des torts.»

Parallèlement à cela, rappelons qu'une demande de recours collectif a été déposée au nom d'étudiants qui réclament dédommagement à 18 CEGEPs et sept universités pour les préjudices qu'ils ont subis pour n'avoir pas pu compléter leur formation.

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