/finance/homepage

Des acériculteurs défient le monopole du sirop

Des acériculteurs défient le monopole du sirop

Agence QMI

Trois producteurs de sirop d'érable de l'Estrie et de la Beauce ont entrepris mercredi une lutte juridique contre la Fédération des producteurs acéricoles du Québec. Au palais de justice de Sherbrooke, ils ont remis en cause les règles mêmes de mise en marché du sirop d'érable.

Les producteurs contestent également les saisies dont ils ont fait l'objet au printemps dernier. Les acériculteurs affirment être traités comme des bandits par la Fédération des producteurs acéricoles du Québec.

Le 16 avril dernier, des huissiers, escortés par la Sûreté du Québec, ont saisi 250 000 livres de sirop d'érable dans les trois érablières pour une valeur de près de 600 000 $. Leur production était destinée principalement au marché américain. Le sirop ne passait pas par le canal unique de commercialisation de la Fédération.

Alors que l'organisme québécois parle de «règles (qui) ont été violées», les procureurs des trois producteurs réfutent ces allégations, prétendant être en droit de commercialiser hors Québec leurs produits, puisqu'ils ont les permis fédéraux nécessaires pour le faire.

Les producteurs perçoivent la Fédération comme une mafia qui a un monopole beaucoup trop large.

La cause est entendue jusqu’à vendredi. Déjà, on sait que la décision qui sera rendue par le juge de la Cour supérieure, Paul-Marcel Bellavance, sera contestée par l'une ou l'autre des parties devant la Cour d'appel, puisque ce jugement aura un impact sur les règles de la mise en marché, non seulement pour les produits acéricoles, mais sur tous les produits agricoles vendus hors Québec.

Les trois producteurs n'ont pas récupéré leur production, toujours entreposée dans les locaux de la Fédération.