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Moins d'infirmières dans les CHSLD

Coupures dans le domaine de la santé

Les aînés hébergés dans les CHSLD ont moins besoin d'infirmières que de préposés pouvant améliorer leur autonomie, croit le ministre de la Santé, Réjean Hébert.

Le ministre a ainsi répondu jeudi à deux députés de l'opposition qui lui reprochaient les coupes de services infirmiers dans les centres d'hébergement en soins de longue durée (CHSLD).

«Les coupes sont réelles: 2,4 millions $ et 30 infirmières coupés à l'Institut universitaire de gériatrie de Montréal, une infirmière de jour pour 50 patients, une infirmière pour 225 patients», a dénoncé la députée libérale Marguerite Blais à l'Assemblée nationale.

Le député de Québec solidaire Amir Khadir en a remis. «Une infirmière pour 50 patients, c'est le travail que faisaient six infirmières il y a 10 ans, a dénoncé le député-médecin. Au CHSLD d'Ahuntsic-Cartierville, on commence à coucher les patients à 17 h 45. La direction continue à faire les mêmes compressions.»

«Ce ne sont pas des coupes, ce sont des modifications de l'offre de services de façon à répondre aux besoins des gens, a plaidé Réjean Hébert. Les besoins ne sont plus en soins infirmiers en tant que tels. Le besoin, c'est de lever les patients, de les laver et d'apporter une aide à l'autonomie de la vie quotidienne. Pour ça, il faut plus de préposés et moins d'infirmières.»

Services de proximité

L'Institut universitaire de gériatrie de Montréal confirme que 30 postes d'infirmières ont été coupés à la suite de départs à la retraite et que l'établissement est à revoir son offre de services.

«On a fait des sondages auprès des familles et des patients, a exposé Ève Blais, porte-parole de l'Institut. Les gens nous demandent plus de services de proximité, ils ont besoin de personnes qui les aideront dans leur vie quotidienne.» Un préposé aux bénéficiaires ou une infirmière auxiliaire coûtent moins cher qu'une infirmière, convient Mme Blais, qui insiste pour préciser que l'intention est de mieux servir les pensionnaires des centres d'hébergement.

Le gouvernement Marois s'achemine vers une politique visant à maintenir le plus longtemps possible les aînés à leur domicile en vertu d'un régime d'assurance autonomie.

Les contribuables seront appelés à verser une contribution afin de constituer une caisse de 500 millions $ destinée à financer le régime.


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