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L'accident qui change une vie

Traumatisme crânien

À toutes les quatre heures au Québec une personne subit un traumatisme crânien sur les routes de la province. Ce type de blessures entraîne souvent des séquelles permanentes et irréversibles.

A l'été 2010, trois jeunes femmes sont gravement blessées dans un accident de voiture, à Ville Mont-Royal. Parmi elles, Claudia Di lorio qui, trois ans après les faits, vit toujours avec les séquelles de ce drame. Des séquelles neurologiques.

« Ca me prend juste beaucoup plus d'énergie et beaucoup plus d'organisation lors de ma vie de tous les jours», dit la jeune femme.

C'est qu'au-delà des blessures physiques, le traumatisme crânien provoque aussi des blessures invisibles, souligne-t-on en cette Semaine québécoise du traumatisme craniocérébral. Claudia fait partie d'à peine 10% des blessés crâniens qui retrouvent une vie presque normale après leur accident. Les autres en seront incapables.

«Il n'y a que 50% qui sont capables de retourner vers une vie domiciliaire, et seulement 10% qui peuvent retourner au travail ou à l'école», souligne le Dr Jehane Dagher.

Les blessures crâniennes vont provoquer des changements dans la personnalité de ceux qui en sont victimes: pas que de la douleur, pas que la désorientation ou une mémoire affectée, mais carrément un changement de personnalité.

Le père de Claudia, Nicolas Di lorio, le confirme. «J'ai trois filles, mais dans les faits, j'en ai eu quatre, parce que j'en ai une nouvelle, maintenant. La Claudia que j'ai maintenant n'est pas la Claudia que j'avais.»

Nicole Tremblay est la mère d'une victime de traumatisme crânien. «Quand je suis sortie de l'hôpital avec elle, on m'a dit que ça pouvait arriver qu'elle se fâche ou des choses comme ça, alors j'étais loin de m'attendre à ce que j'ai vécu par la suite.»

Et Guy Rivet, lui-même victime de traumatisme crânien, constate que sa vie n'est plus la même. «Ca change la vie, et nos relations avec les autres changent aussi. J'ai, comme on dit en anglais, 'a short fuse'.»

À chaque année, plus de 2,000 Québécois sont victimes de traumatismes crâniens.avec toutes les conséquences que cela entraîne pour leur environnement immédiat.