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La Fédération des médecins prête à faire autrement

Médecin de famille

TVA Nouvelles

La Fédération des médecins omnipraticiens émet une série de propositions pour  aider les Québécois qui se cherchent encore un médecin de famille.

Le président de la fédération des médecins omnipraticins, le docteur Louis Godin est catégorique : «Les médecins sont prêts actuellement à faire différement, à changer leurs façons de faire.»

Fini d'attendre inutilement dans les urgences d'hôpitaux ou de faire la file dans l'espoir de voir un médecin au sans rendez-vous. La Fédération des médecins omnipraticiens croit avoir trouvé la solution pour que tous les Québécois aient accès à un ominipraticien dans les 24 heures, qu'ils aient ou non déjà un médecin de famille.

D'abord, les médecins devront s'assurer de libérer chaque jour des périodes pour voir leurs propres patients qu'ils doivent absolument consulter.

«Dans un délais de 3 jours, on veut qu'un certain nombre de ces patients-là puissent être vus.»

Le système de santé devra leur fournir, en retour, des infirmières pour assurer un meilleur suivi avec les patients.

«Une demi-journée de temps infirmière par 1000 patients inscrits.»

Autre suggestion: créer ce qu'on appelle des unités d'accès "populationnelles", des endroits, une centaine au Québec, ou vous pourriez avoir accès en moins d'une journée à un médecin et à une infirmière si votre état n'est pas considéré extrêmement urgent.

«Dans ces unités-là, il y aura des services qui seront accessibles 76 heures par semaine.»

Ces unitiés pourraient aussi être installlées dans des groupes de médecine familiale, comme celui-ci qui existe à St-Lambert.

La Fédération des médecins omniparticiens estime que ça prendrait une centaine d'infirmières supplémentaires pour travailler dans ces unités.

«Ca veut dire un investissement, grosso modo, d'environ une quinzaine de millions.»

Au GMF de Saint-Lambert, les médecins offrent déjà de nombreuses heures de sans rendez-vous et de rendez-vous, en plus de faire de l'enseignement aux résidents.

Le docteur Robert William directeur du Groupe de médecine familiale Charles-Lemoyne à Saint-Lambert, craint un essoufflement : «Déjà, au cours dela dernière année, sur un groupe d'une douzaine de médecins, il y a 3-4 maladies, et c'est pas étranger au fait que les gens travaillent 50-55 heures semaine.»

Pendant que la Fédération tenait sa conférence de presse, quelques étages plus bas, des médecins étaient réunis pour apprendre à mieux gérer les rendez-vous. Le nouveau système pourrait être implanté d'ici deux ans avec l'aide du gouvernement, mais le ministre de la Santé, Réjean Hébert n'est pas prêt à donner une réponse finale: «On va les examiner en termes budgétaires évidemment. Est-ce que c'est la meilleure stratégie?»