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Accurso «contrôlait tout» et «obtenait tout»

Commission Charbonneau

Hugo Bourgoin | TVA Nouvelles

Jocelyn Dupuis a beau nier depuis hier, tout porte à croire que l'entrepreneur bien connu Antonio «Tony» Accurso en menait large à la FTQ. C'est du moins ce que permet de déduire la preuve présentée à la commission Charbonneau.

Dans une conversation téléphonique du 1er avril 2009 entre l'ancien directeur général de la FTQ-Construction et son successeur Richard Goyette, Jocelyn Dupuis est particulièrement mécontent et le fait bien sentir à son interlocuteur.

«Même si je suis allé sur son bateau, j'étais pas d'accord pour qui contrôle toute et qui obtienne toute», peut-on entendre dans cette communication interceptée dans le cadre du projet Diligence.

Depuis hier, le procureur en chef adjoint, Me Denis Gallant, tente de faire admettre au témoin que c'est parce que le président de la FTQ-Construction Jean Lavallée favorisait son ami Accurso qu'il y a eu mésentente à l'interne.

«Vous allez nous décrire les stratagèmes de Jean Lavallée et Tony Accurso», a demandé Me Gallant à Dupuis. «Je ne suis pas au courant», a simplement répondu ce dernier, minimisant du même coup les propos tenus il y a plus de quatre ans et expliquant aujourd'hui qu'Accurso avait plutôt le contrôle sur la SOLIM, le bras immobilier du Fonds, grâce à Lavallée.

La conversation du 1er avril permet aussi de saisir l'ampleur de la rancune de Jocelyn Dupuis à l'endroit de Jean Lavallée, Tony Accurso, mais aussi de Kenneth Pereira, l'homme qui a provoqué sa perte en dévoilant le scandale de dépenses l'impliquant.

Au cours de l'appel de plus de 38 minutes, Dupuis explique à Goyette qu'il négocie une entrevue de 20 minutes avec Pierre Bruneau, sur les ondes de TVA. L'ancien DG comptait profiter de l'occasion pour régler ses comptes avec tout le monde.

Champion de la réhabilitation sociale

Par ailleurs, Jocelyn Dupuis a poussé le bouchon un peu plus loin en se présentant comme un grand amateur de réhabilitation sociale alors que la Commission continuait de s'intéresser à ses liens avec le crime organisé.

Il a particulièrement été question de la relation entre l'ancien directeur général de la FTQ-Construction et le caïd Raynald Desjardins. Alors que Dupuis n'a pas hésité à parler de l'homme comme un «ami proche», Me Gallant s'est montré étonné qu'il ne soit pratiquement au courant de rien à son sujet.

Dupuis a ainsi nié avoir été au courant que Desjardins était le beau-frère de Joe Di Maulo, que le caïd avait acheté une copropriété dans le même immeuble que lui au 6650 Couture et même que Desjardins était proche du clan Rizzuto, ce qui a vivement fait réagir la présidente.

«Vous, vous ne lisez pas les journaux, vous n'allez pas sur Internet, vous n'êtes pas capable?», a lâché France Charbonneau. «Je lis souvent les journaux et ils ont publié pendant cinq ans des dérogations de mon procès qui ne sont pas la réalité», a répondu Dupuis. «C'était clair avec Raynald: Ton passé, ça ne m'intéresse pas et je ne veux rien savoir de ça», a-t-il ajouté.

Desjardins, une nuisance pour Carboneutre

Jocelyn Dupuis a par la suite reconnu avoir poussé au moins trois dossiers au Fonds de solidarité pour Ronald «Ronnie» Beaulieu, proche des Hells, ainsi qu'être intervenu dans le dossier Carboneutre, mais pour la compagnie et non pour Raynald Desjardins, a-t-il juré.

Lorsque la Commission a voulu savoir pourquoi Dupuis ne faisait pas directement référence à Desjardins dans le dossier Carboneutre, ce dernier a répondu que, pour lui, c'est Domenico Arcuri qui en était le véritable gestionnaire, mais le témoin a surtout reconnu que d'identifier le caïd au dossier aurait assurément eu pour effet d'essuyer un refus de financement autant de la part du Fonds que des banques.

Le 102e témoin a par la suite précisé qu'il aurait «sorti» Desjardins du dossier s'il avait su qu'il était près du clan Rizzuto.

«J'ai peut-être un esprit plus large que certaines personnes, mais je n'aurais jamais permis que le crime organisé contrôle la FTQ-Construction! Jamais!»

Dupuis a toutefois admis qu'il savait que son ami avait déjà été condamné pour trafic de stupéfiants. «J'ai aidé Raynald Desjardins à se réhabiliter», a-t-il dit, à la surprise générale. «Ah oui? Il est où, en ce moment?», lui a alors demandé Me Gallant. Desjardins est actuellement emprisonné en attente de son procès pour le meurtre de l'aspirant parrain Salvatore Montagna.

«Avez-vous déjà pensé que l'argent de Desjardins venait du trafic de drogue?», a demandé le commissaire Renaud Lachance à Dupuis. Ce dernier a nié, ajoutant qu'il n'avait «pas à se poser cette question-là».

Desjardins aussi à la SOLIM

Outre Carboneutre, Jocelyn Dupuis a nié avoir poussé un quelconque dossier pour son ami Raynald Desjardins. Me Gallant a alors entrepris de lui «rafraîchir la mémoire» en présentant au témoin un rapport de filature du 13 novembre 2008.

Le document fait état que le caïd s'est rendu dans les bureaux de la SOLIM en compagnie de Joe Bertolo. Les deux hommes se retrouvent par la suite dans un restaurant en compagnie du président de la SOLIM, Guy Gionet.

Deux heures plus tard, Bertolo téléphone à Dupuis et Gionet prend le téléphone en cours de conversation. Cet appel, intercepté dans le cadre du projet Diligence, a d'ailleurs été présenté à la Commission. À la fin de la conversation, Dupuis remercie Gionet de s'«occuper de [ses] amis».

Dupuis a reconnu que c'est lui qui a mis en contact le duo Bertolo/Desjardins avec Gionet, mais a juré ignorer la raison de leur rencontre. Le témoin a toutefois convenu qu'il ne devait pas s'agir du dossier Carboneutre.

Accurso sous la loupe

En fin de journée, la Commission a entamé l'écoute d'une série de conversations téléphoniques interceptées lors du projet Honorer, qui a notamment mené à l'arrestation de l'ancien maire de Laval, Gilles Vaillancourt.

La preuve permet de constater que Dupuis et Accurso se parlaient encore fréquemment il y a un an, à l'automne 2012. Le témoin a qualifié ses échanges de «relations de travail».

On devrait en apprendre plus sur ce qui a poussé la Commission à déposer cette preuve demain alors que Jocelyn Dupuis reviendra à la barre pour une quatrième journée. Il devrait aussi être question de l'entreprise Options affaires JTP, fondée par Dupuis en 2009.

MISES À JOUR

16h40: Me Gallant demande au témoin de confirmer qu'il a bien fondé l'entreprise Options Affaires JTP, en 2009. Il s'agit d'une entreprise de relations publiques. On décide finalement de poursuivre demain, l'avocat de Dupuis désirant s'entretenir avec lui.

16h38: Conversation du 25 octobre 2012 entre Dupuis et Accurso. Les hommes se prévoient un déjeuner pour la semaine suivante.

16h36: Un nouvel extrait démontre que Dupuis et Accurso cherchent un endroit discret pour se rencontrer.

16h31: Me Debroski demande à parler à son client, Dupuis, à l'oreille.

16h29: Conversation du 1er octobre 2012. Dupuis laisse un message à Accurso. Il réclame une rencontre avec lui.

16h27: Nouvelle écoute. Le 28 septembre 2012, Dupuis laisse un message à Accurso. Lui demande simplement de rappeler.

16h25: Dupuis est réticent à répondre. Il dit que ses relations avec Accurso, en tant que travailleur autonome, ne relèvent pas du mandat de la commission.

16h19: Commission dépose en rafale une série de conversations obtenues dans le cadre du projet Honorer. Première: Dupuis laisse un message à Accurso le 15 septembre 2012 pour obtenir un déjeuner avec lui. Deuxième: Accurso rappelle Dupuis la même journée; il laisse un message. Troisième: le lendemain, les hommes réussissent à se parler et conviennent d'un déjeuner le lundi. Quatrième: le lundi, Dupuis et Accurso se parlent en après-midi. Dupuis doit remettre une enveloppe à Accurso.

16h18: Dupuis dit qu'il a eu des «relations de travail» pour la dernière fois avec Accurso en 2012.

16h03: Fin de l'écoute. Finalement, aucune entrevue ni à TVA, ni à Radio-Canada. Dupuis a reculé. «Je pense encore aujourd'hui que c'est la meilleure décision que j'ai prise. Me Gallant demande au témoin d'expliquer la «mainmise» d'Accurso sur le Fonds de solidarité. «Je ne pense pas que Lavallée et Accurso contrôlaient le Fonds», dit Dupuis. «On va recommencer», dit Me Gallant.

15h42: Conversation du 2 avril 2009 entre Dupuis et Léonard Duguay, surnommé «Ti-Nord de la Côte-Nord». Cette fois, il est question d'une entrevue de 30 minutes à Radio-Canada pour tout déballer. Dupuis dit que Pereira agit par «vengeance personnelle».

15h32: Reprise des audiences. Lavallée aurait offert d'abord 500 000$, puis jusqu'à un million à Dupuis pour qu'il prenne sa retraite et acheter son silence. Dupuis a refusé, il voulait se battre.

15h00: PAUSE. Me Gallant annonce une écoute électronique «très longue» au retour.

14h56: Selon Dupuis, c'est Accurso qui «dicte la ligne» de conduite à Lavallée.

14h47: Fin de l'écoute. «Je ne pensais pas que j'étais écouté», dit Dupuis. «C'est quoi le contrôle de M. Accurso?», demande Me Gallant. «Vous avez été un témoin privilégié.»

14h32: Conversation du 1er avril 2009 entre Dupuis et Goyette. Dupuis suggère à Goyette de «payer Pareira tout de suite parce que vous êtes dans le trouble». Dupuis dit aussi qu'il se négocie une longue entrevue à TVA au cours de laquelle il veut vider son sac au sujet de Lavallée, Pereira et Accurso. «Peut-être que j'ai trop dépensé, mais analysez mon travail!» «Même si je suis allé sur son bateau, j'étais pas d'accord pour qui contrôle toute et qui obtienne tout», dit Dupuis au sujet d'Accurso. «Les gars que j'ai le plus aidés, c'est Raynald Desjardins et Joe Bertolo.»

14h31: Me Gallant soumet au témoin qu'il y avait mésentente avec Lavallée parce que ce dernier favorisait Accurso au Fonds au détriment, par exemple, de Ronnie Beaulieu.

14h25: Dupuis croit que Lavallée allait plusieurs fois par année sur le Touch. «Le nombre exact? Je ne sais pas.»

14h19: «Vous allez nous décrire les stratagèmes de Jean Lavallée et Tony Accurso», dit Me Gallant. Témoin s'en dit incapable. «Je ne suis pas au courant», dit-il.

14h15: Dupuis explique que son départ de la FTQ-Construction l'a laissé «amer». Me Gallant soumet au témoin que la contrepartie prévue lors de son départ était qu'on passerait sous le silence le scandale de ses dépenses. C'est Ken Pereira qui a gâché le tout.

14h03: Reprise des audiences. On revient à la conversation entendue avant la pause. Me Gallant revient sur les tensions internes.

12h31: PAUSE DU DÎNER

12h30: Fin de l'écoute. «J'aurai plusieurs questions sur cette conversation», dit Me Gallant. «Je suis très à l'aise avec cette conversation», répond Dupuis.

12h20: Qu'est-ce que vous aviez contre Arsenault et Lavallée? Il est notamment question de la visite d'Arsenault sur le bateau d'Accurso. Dupuis ne pas se souvenir ce qu'il avait contre Lavallée. On poursuit l'écoute de la conversation; partie entre Dupuis et Grondin, cette fois.

12h00: Conversation du 11 février 2009 entre Rénald Grondin, Dupuis et Goyette. À l'origine, d'une durée de 31 minutes, mais en partie caviardée. Arsenault et Lavallée sont traités de «vicieux» par Dupuis, lors de l'appel. Dupuis dit aussi avoir offert 15 000$ à une personne pour des «factures falsifiées». L'avocat de Dupuis s'oppose en plein coeur de la conversation. La présidente le laisse plaider, mais elle l'interrompt ensuite.

11h52: Dupuis ne répond pas quand Me Gallant lui demande quel est le problème à la SOLIM qui pourrait nécessiter une enquête.

11h49: Richard Goyette a été le premier DG de la FTQ-Construction a siéger au Fonds. Me Gallant demande pourquoi il y a été alors qu'il était seulement là de façon intérimaire. Il soumet que Goyette y a été seulement pour représenter les intérêts de Dupuis.

11h34: Reprise des audiences. Conversation du 21 janvier 2009 entre Dupuis et Richard Goyette. Dupuis dit qu'il a des documents contre Jean Lavallée. Goyette menace quant à lui de faire déclencher une enquête sur la SOLIM. «C'est quoi le message à passer à M. Lavallée?», demande Me Gallant. «Il brasse quoi M. Lavallée qui ne fait pas votre affaire?»

10h58: PAUSE

10h52: Conversation du 3 septembre 2008 entre Dupuis et Desjardins. Il est question de la mésentente entre Lavallée et Dupuis.

10h44: Me Gallant dit que l'immeuble a été financé par la FIPOE. Dupuis a acheté un condo avec sa fille en 2005 à cet endroit. Revendu en 2010 avec profit de 35 000$, dit Me Gallant. Qui d'autre y habitait? «Plusieurs personnes», dit Dupuis. Son frère Serge y a aussi acheté un condo. Eddy Brandone a acheté 4 condos. Robert Cordileone, de la FTQ, aussi. Joe Bertolo. Un cousin de Vito Rizzuto. Tony Suzuki. Me Gallant soumet que Desjardins avait aussi un condo. Dupuis dit qu'il l'ignore.

10h35: Conversation du 26 janvier 2009 entre Dupuis et Richard Goyette. Dupuis est en Floride. Les hommes discutent de Desjardins. Desjardins aurait donné des chèques à Jean Lavallée. Il est question des copropriétés sur Couture. Desjardins a donné 200 000$ à Lavallée. Me Gallant dit que Desjardins n'a jamais été propriétaire d'un condo à cet endroit, alors d'où vient le 200 000$?.

10h31: Dupuis persiste à dire qu'il ne se souvient pas du dossier impliquant Gionet, Desjardins et Bertolo. Me Gallant se montre étonné. Dit que Dupuis a l'habitude de bien connaître les dossiers qu'il pousse.

10h25: Témoin dit que Jean Lavallée était au courant qu'il connaissait Desjardins. Il l'a toujours su, dit-il. Incapable de dire pour les autres. «Est-ce que le seul qu'on a laissé dans l'ignorance c'est Michel Arsenault?», demande Me Gallant.

10h23: Dupuis dit ignorer pourquoi Bertolo et Desjardins ont rencontré Gionet. Qui les a mis en contact? «C'est certain que ça doit être moi... Mais je ne sais pas pourquoi», dit Dupuis. «Je suis reconnu pour avoir un grand coeur.» Dupuis convient que la rencontre n'est pas pour Carboneutre.

10h12: Aucun autre dossier poussé pour Desjardins ni au Fonds, ni à la SOLIM, dit le témoin. «Je vais vous rafraîchir la mémoire», dit le procureur. Il est question d'un rapport de filature du 13 novembre 2008. Bertolo et Desjardins rencontrent Guy Gionet (directeur) à la SOLIM, bras immobilier du Fonds. Le trio va ensuite dans un restaurant où ils arrivent à 12h32. À 14h30, appel téléphonique de Bertolo à Dupuis. Gionet prend le téléphone par la suite. Il est question d'une rencontre avec Yvon Bolduc. «Merci de t'occuper de mes amis», dit Dupuis à la fin.

10h10: «Vous n'aviez pas peur d'entacher la réputation du Fonds en amenant ces gens-là?» «Non, il y a une surveillance. Je pense qu'il y a un bon suivi du Fonds.»

10h09: «J'ai peut-être un esprit plus large que certaines personnes, mais je n'aurais jamais permis que le crime organisé contrôle la FTQ-Construction! Jamais!»

10h06: «Oui, j'ai aidé Raynald Desjardins à se réhabiliter!» «Ah oui? Il est où, en ce moment?», demande Me Gallant.

10h02: «Dans ma tête, le propriétaire de Carboneutre, c'était Domenico Arcuri. Raynald Desjardins m'avait dit qu'il s'impliquait», dit Dupuis.

10h01: Dupuis dit avoir poussé un dossier de LM Sauvé au Fonds alors que Ouimet travaillait pour l'entreprise. «Je ne m'en souviens pas assez...» «Avez-vous déjà fait du démarchage pour lui ou l'une de ses entreprises?», demande Me Gallant. «Je ne crois pas.»

9h59: À l'époque, Desjardins était «un ami proche», reconnaît Dupuis. Témoin dit qu'il ignorait que Desjardins était le beau-frère de Joe Di Maulo. «C'était clair avec Raynald: ton passé, ça ne m'intéresse pas et je ne veux rien savoir de ça.»

9h54: Commissaire Lachance fait remarquer que Dupuis aurait pu se douter que l'argent de Desjardins pouvait venir du trafic de drogue, comme il avait déjà été condamné à ce sujet. Le témoin reprend son explication de la réhabilitation. «Avez-vous déjà pensé que l'argent de Desjardins venait du trafic de drogue?» «Non.» Présidente: «Donc, vous ne cherchiez pas à savoir d'où venait l'argent?» «Je n'ai pas à me poser cette question-là.»

9h47: Pour quels amis a-t-il poussé des dossiers auprès du Fonds de solidarité? Dupuis admet pour Ronald Beaulieu. «Un dossier que j'ai poussé énormément», dit-il entre autres. Trois au total. Dupuis admet être intervenu pour Carboneutre, mais pas personnellement pour Desjardins. Témoin reconnaît que si Desjardins avait été identifié comme faisant partie du dossier, plusieurs banques et même le Fonds auraient sans doute refusé de financer le projet. Ajoute qu'il aurait «sorti» Desjardins du dossier s'il avait su qu'il était lié au clan Rizzuto.

9h46: Dupuis nie avoir introduit des membres du crime organisé dans le domaine de la construction.

9h42: Me Gallant demande si Dupuis est au courant des liens de Desjardins avec clan Rizzuto. Témoin répond que Desjardins a été déclaré coupable pour trafic de drogue et qu'il a été réhabilité par la suite. Présidente reprend la question. «Moi, je ne pense pas», dit Dupuis. Il savait cependant que Ouimet était membre en règle des Hells.

9h41: Quels sont les liens entre Desjardins, Ouimet, Lafortune et vous? «Il n'y a pas de lien particulier et je ne me souviens pas de cette rencontre-là.»

9h39: Me Gallant veut revenir sur les 2 dernières écoutes entendues hier. Dupuis confirme qu'il était avec Raynald Desjardins lorsqu'il a reçu un appel de Normand Ouimet. Il dit toutefois ignorer les liens existants entre les deux hommes.

9h36: Début des audiences pour la journée. Jocelyn Dupuis s'amène à la barre et est assermenté.