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Trudeau admire la «dictature» de la Chine

Déclaration du chef libéral

David Akin

Le chef du Parti libéral, Justin Trudeau, s'est retrouvé dans de beaux draps, jeudi soir, à propos de commentaires qu'il a faits sur la Chine lors d'une activité de financement à laquelle était principalement conviée la gent féminine.

Une centaine de femmes ont payé 250$ pour participer à l'événement, «Justin Unplugged», jeudi soir, à Toronto.

Une des participantes a demandé à M. Trudeau à quel pays, mis à part le Canada, vouait-il une admiration pour son administration.

«J'ai une certaine admiration pour la Chine, a répondu le chef libéral, parce que leur régime dictatorial de base leur permet de transformer leur économie en un clin d'oeil et de dire "nous devons prendre le virage vert plus vite, commencer à investir dans l'énergie solaire".»

«Il y a là une flexibilité, Stephen Harper doit rêver d'avoir une dictature pour faire tout ce qu'il veut, ce que je trouve très intéressant», a-t-il ensuite ajouté.

Le chef du NPD, Thomas Mulcair, qui faisait campagne, vendredi, dans la circonscription de Toronto-Centre où le NPD tente de ravir le siège aux libéraux, n'a pas raté sa cible.

«Je ne suis pas un partisan des dictatures. Je préfère les démocraties, a riposté le leader de l'opposition officielle aux Communes. Franchement, je ne comprends pas comment quelqu'un peut dire que son gouvernement favori est une dictature.»

Justin Trudeau a utilisé Twitter, en milieu d'après-midi, vendredi, pour préciser sa pensée.

«Le Canada est le meilleur pays au monde, a-t-il tenu à souligner. Nos libertés en sont le cœur. Nos pays compétiteurs obéissent à d'autres règles. C'est pourquoi nous devons travailler ensemble pour répondre aux grands enjeux. Je veux me concentrer sur les vraies priorités.»