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De meilleurs prix au supermarché en 2014

Consommation

Les consommateurs canadiens pourront bien manger, tout en dépensant moins en 2014, selon une étude réalisée par cinq chercheurs de l'Université Guelph, en Ontario.

Les prix des aliments devraient demeurer stables et même baisser pour les fromages, les œufs, le lait et les légumes surgelés. Seuls les produits de la mer, les pâtisseries et les noix connaîtront vraisemblablement une augmentation.

Dans leur étude dévoilée mardi, les chercheurs justifient ces prévisions par trois principaux facteurs. Les récoltes de céréales ont été excellentes partout dans le monde en 2013, la demande d'éthanol, produite à base de maïs, a chuté aux États-Unis au profit du gaz et du pétrole de schiste et enfin, les propriétaires de commerces de détail poursuivront leur guerre sans merci dans le domaine de l'offre agroalimentaire.

Une concurrence féroce

«C'est la compétition que se livrent les grands détaillants au Canada qui a tiré les prix vers le bas depuis le début de 2013», a dit Sylvain Charlebois, l'un des auteurs de la recherche.

Il a admis que la hausse moyenne attendue des prix de 1,5 % à 3,5 % a été beaucoup plus modeste que prévu, soit à 0,9 %.

L'ajout de comptoirs alimentaires chez les détaillants Walmart et de Target, en 2013, a graduellement forcé les entreprises Loblaws et Sobeys à revoir leur positionnement dans le marché du détail agroalimentaire.

Loblaws a fait l'acquisition de Shoppers Drug Mart, qui vend sous la marque Pharmaprix, et Sobeys s'est portée propriétaire des 200 magasins Safeway, présents dans l'Ouest canadien. Les profits de Sobeys en 2013, générés par cette emprise, sont plus élevés comparativement à ceux perçus dans l'Est du Canada.

De plus, Sobeys a développé une meilleure autonomie dans son pouvoir d'achat. L'entreprise a largué sa participation au sein du groupe d'achats collectifs UGI, diminuant du coup la marge de manœuvre financière de Métro pour plusieurs de ses produits.

Seule Metro semble tirer de l'arrière et être à la recherche d'acquisitions qui pourraient consolider son positionnement dans le marché de l'alimentation au Québec et au Canada.

Les chercheurs prédisent d'ailleurs une année 2014 particulièrement difficile pour cette bannière québécoise. «Elle sera sûrement à la recherche d'une acquisition, à moins qu'elle ne soit achetée par un concurrent du marché national ou américain», a souligné Sylvain Charlebois.

Grosso modo, les chercheurs de l'Université Guelph estiment que les prix alimentaires devraient croître, selon la catégorie, entre 0,3 % et 2,6 % en 2014. «C'est évident que cette guerre des prix se poursuivra en 2014», a poursuivi Sylvain Charlebois.

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