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Ariel Sharon est décédé

Ex-premier ministre israélien

TVA Nouvelles

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L'ancien homme fort de la droite israélienne Ariel Sharon s'est éteint samedi après huit ans de coma, entraînant une vague d'hommages côté israélien, tandis que les Palestiniens fustigeaient un «criminel de guerre».

«Il n'est plus. Il est parti quand il l'a décidé», a déclaré le fils du défunt, Gilad, aux journalistes à l'hôpital Sheba à Tel Hashomer, près de Tel-Aviv.

Selon le professeur Shlomo Noy, Ariel Sharon, élu chef du gouvernement en 2001 et réélu en 2003, est «mort paisiblement» d'une défaillance cardiaque à 85 ans, entouré par sa famille.

(Photo archives Agence France-Presse)

La santé d'Ariel Sharon, qui n'avait pas repris connaissance depuis une attaque cérébrale le 4 janvier 2006, se détériorait depuis le 1er janvier dernier.

Les funérailles auront lieu lundi à 14h00 (heure locale) dans le ranch familial des Sycomores, dans le sud d'Israël, non loin de la frontière avec Gaza, où Sharon a souhaité être inhumé aux côtés de sa deuxième épouse Lily, selon la commission ministérielle chargée d'organiser les obsèques.

Auparavant, le cercueil d'«Arik» (diminutif d'Ariel) sera exposé pour le public toute la journée de dimanche à la Knesset, le Parlement israélien, où une cérémonie d'hommage officielle est prévue lundi matin.

«Arik» Sharon restera dans l'Histoire comme l'artisan en 1982 de l'invasion du Liban alors qu'il était ministre de la Défense, mais aussi comme le chef de gouvernement israélien qui aura évacué les troupes et les colons de la bande de Gaza en 2005.

Une commission d'enquête officielle avait conclu à sa responsabilité pour n'avoir ni prévu ni empêché les massacres des camps de réfugiés palestiniens de Sabra et Chatila à Beyrouth en septembre 1982, perpétrés par une milice chrétienne alliée d'Israël.

Il avait été contraint à la démission, ce qui ne l'avait pas empêché de devenir premier ministre en 2001, poste auquel il avait été réélu en 2003.

Biographie d'un politicien controversé

Ariel Sharon, mort samedi à l'âge de 85 ans, a été le premier ministre d'Israël pendant cinq ans avant d'être victime, le 4 janvier 2006, d'une attaque cérébrale qui le plonge dans un coma dont il n'est plus sorti.

Surnommé «le bulldozer» à la fois pour son style et sa corpulence, cet ancien général a longtemps été un farouche partisan de la colonisation des territoires palestiniens, avant de devenir l'artisan inflexible du retrait israélien de la bande de Gaza en 2005.

En février 2004 (Photo archives Agence France-Presse)

Né le 26 février 1928 près de Tel-Aviv de parents originaires d'Europe centrale, Ariel Sharon rejoint à 17 ans les rangs de la Haganah, l'armée clandestine des juifs de Palestine, afin de se battre contre la puissance mandataire britannique.

Lieutenant trois ans plus tard, il est de toutes les guerres israélo-arabes depuis 1948.

Mobilisé dans l'armée de réserve pendant la guerre du Kippour d'octobre 1973, il accomplit son plus haut fait d'armes en franchissant le canal de Suez, une action reconnue comme celle qui changea le cours du conflit.

Ariel Sharon poursuit ensuite une carrière politique au sein du Likoud, le grand parti de la droite nationaliste. Il devient ministre de la Défense du cabinet de Menahem Begin en 1982, qu'il entraîne dans l'invasion du Liban.

Il occupe ensuite plusieurs postes ministériels. Vainqueur des élections en 2001, il devient premier ministre avant d'être réélu en 2003.

En février 2004, il annonce son intention de démanteler les colonies de la bande de Gaza, et, à terme, de mettre fin à la présence juive dans ce territoire. Ce fut chose faite en septembre 2005 malgré l'hostilité d'une importante partie du Likoud et des colons, dont il a été longtemps le champion.

Cofondateur du Likoud en 1973, il en avait claqué la porte le 21 novembre 2005 pour créer une nouvelle formation de centre-droit, Kadima («En avant»).


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