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Les salons de massages érotiques mis à nu

Exclusif – J.E. s'infiltre derrière les portes closes

TVA Nouvelles

Les salons de massages érotiques ont été propulsés au cœur de la controverse depuis quelques semaines. Doit-on les fermer ou encore les encadrer? Alors que la ville de Montréal se penche sur la question, une équipe de l'émission J.E. a infiltré ce milieu.

Dans l'émission présentée ce soir à 19h à TVA, un tenancier de salon de massage érotique, qui croit avoir affaire à un client, explique les services offerts.

«Un massage avec une option, ça commence à 80$. Avec les options ça peut monter jusqu'à 140$ tout inclus, 140$ pour une heure», précise le tenancier.

Les options, ce sont les extras. Certains services sexuels sont négociés directement avec la masseuse une fois que la porte de la salle de massage est refermée. La plupart du temps, le tenancier fait d'abord défiler les masseuses disponibles devant le client qui fait son choix.

De nombreux salons de massages s'affichent ouvertement sur le net. Ils offrent comme extras des massages «complets», massages de prostates, corps à corps, etc. La liste est longue et très variée.

Malgré cela, un tenancier de salon de massage érotique s'est voulu rassurant.

«On a une très, très bonne réputation. Ca va bien, les filles sont majeures, on ne s'est pas fait pogner pour quoi que ce soit, pas de drogue», dit-il.

Le dossier de salons de massages n'est pas prioritaire pour la police de Montréal, à moins que les masseuses soient victimes de traite de personnes à des fins d'exploitation sexuelle, que l'établissement embauche des mineures, ou encore qu'il soit relié au crime organisé.

En entrevue à J.E., la coordonnatrice du dossier prostitution au SPVM, l'inspecteur Johanne Paquin, indique que les salons de massages sont une forme de prostitution parmi tant d'autres.

Elle confirme que les policiers interviennent principalement en fonction des plaintes de citoyens ou de masseuses victimes de mauvais traitement et de violence.

La Ville prépare une offensive

La stratégie de la police de Montréal risque de changer une fois que la responsable de la sécurité publique au comité exécutif de la ville, Anie Samson, aura terminé sa consultation sur les salons de massages érotiques.

Pour l'instant, la mairesse de Villeray-St-Michel-Parc Extension multiplie les rencontres avant de faire ses recommandations sur l'avenir de ces salons au maire Denis Coderre. L'équipe de J.E. a croisé Mme Samson à quelques reprises lors de cette enquête.

«On pourrait dire "on met la clé sous la porte et on les ferme tous". C'est facile, on peut appliquer bêtement un règlement, mais il y a des humains là dedans. Les filles vont-elle se retrouver dans la rue ?», questionne Anie Samson, qui avait entrepris cette démarche avec l'idée de faire la vie dure aux salons de massages érotiques.

Elle ajoute «qu'il faut s'organiser pour que ce soit les bonnes personnes et non pas le milieu criminel qui les utilisent pour faire des bordels fermés, du blanchiment d'argent et des transactions de drogue.»

Le président de l'association des salons de massages érotiques, Yanick Chicoine, se dit favorable un encadrement des salons comme le sien. Il soutient à J.E. qu'il ne voit aucun problème lorsque des adultes consentants se retrouvent dans une salle de massage érotique.

«Dans la société, on a des problèmes plus importants que ça à régler», conclut-il.

Ne manquez pas J.E. ce soir sur les ondes de TVA à 19h.

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