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Un père en appelle de sa sentence de prison

Bébé battu

Un Rimouskois de 32 ans, condamné à huit ans de prison pour voies de fait sur son bébé de deux mois, porte sa sentence en appel.

Le père du poupon avait été arrêté en avril 2012. L'enfant sévèrement battu avait 11 fractures aux cotes, une double fracture de la mâchoire en plus de multiples ecchymoses au visage, à un avant-bras ainsi qu'à une cuisse.

Selon le tribunal, l'accusé qui est incarcéré dans un pénitencier depuis le 13 décembre dernier, fait montre de remords et d'empathie «limités», il présente un risque élevé de récidive et possède de nombreux antécédents criminels dont dix pour crimes violents.

Lors de son procès, la Couronne avait réclamé dix ans de réclusion tandis que la défense avait demandé 36 mois. Le juge avait décidé de sentencier l'accusé à huit dans de prison.

Degré de gravité

La défense a obtenu la permission d'en appeler de cette sentence et l'avocat du père a l'intention de démontrer à la Cour d'appel que la peine de son client est «abusive», entre autres, si elle est comparée à des cas similaires de violence et parce que l'enfant ne gardera pas de séquelle des mauvais traitements qu'il a subis.

«La jurisprudence, la cour doivent déterminer des degrés de gravité. Si on donne huit ans à quelqu'un qui a ou aurait blessé un enfant sans que celui-ci en garde des traces, que va-ton donner à quelqu'un qui rend paraplégique un enfant, qui tue un enfant?», expose Me Rodrigue Beauchesne.

Les trois juges de la Cour d'appel entendront les arguments de la défense et de la Couronne, le 9 mai prochain.
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