/news/homepage

Des enregistrements qui en disent long

Commission Charbonneau

Le travail de l'enquêteur de la Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction (CEIC) Michel Comeau a été fortement remis en doute, aujourd'hui, au deuxième jour de son témoignage.

Me Robert Laurin a entrepris de contre-interroger le témoin en soulignant sans cesse l'inexpérience et le peu de connaissances du domaine de la construction de l'enquêteur à l'emploi de la Sûreté du Québec (SQ).

Tout au long de la journée d'hier, Michel Comeau s'est fait le porte-parole d'un groupe de six enquêteurs qui ont rencontré environ 70 personnes sur des chantiers de construction afin d'en savoir plus sur les rumeurs d'intimidation et d'extorsion. Afin d'éviter de faire témoigner toutes ces personnes, la plupart ayant requis l'anonymat, l'enquêteur Comeau a plutôt relaté ce que ces dernières ont raconté.

«Vous rapportez ce qu'on vous dit, mais vous n'avez pas le temps de fouiller chacun des dossiers pour voir ce qu'il en est», a lancé Me Laurin au témoin. «On vous rapporte certaines difficultés, mais en réalité on ne sait pas vraiment comment ça fonctionne», a ajouté l'avocat quelques minutes plus tard.

«Sans émettre d'opinion, je rapporte ce que les travailleurs nous on dit», a expliqué M. Comeau pour défendre son travail, ajoutant qu'il s'était permis de relater certains faits devant la Commission lorsqu'«au moins deux entrepreneurs» racontaient la même chose.

Lorsque Me Laurin a souligné à Michel Comeau que certaines personnes rencontrées avaient peut-être accepté de parler en raison d'une idéologie syndicale autre, le témoin a une fois de plus évoqué la prudence des enquêteurs.

«On a fait attention. Quand il y avait des mobiles de vengeance, on n'a pas rapporté ces faits-là», a-t-il expliqué.

M. Comeau a aussi été contre-interrogé par Me Denis Houle, de l'Association des constructeurs de routes et grands travaux du Québec, Me Pierre Hamel, de l'Association de la construction du Québec, et par Me André Dumais, du Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (l'International).

Enregistrements de Peirera

Plus tôt en journée, la Commission a finalement fait entendre certains enregistrements clandestins faits par des membres du local 1981 à la demande de Kenneth Pereira.

Hier, l'International s'était opposé à l'écoute de ces enregistrements, mais les avocats ont pu en venir à une entente.

Dans plusieurs de ces conversations datant de 2007, on comprend qu'il est difficile pour des travailleurs du local 1981 (mécaniciens industriels de la FTQ-Construction) de se trouver du travail, les «donneurs d'ouvrage» se sentant obligés de passer plutôt par le local 2182 de l'International.

Finalement, Michel Comeau a précisé que la situation qu'il a dépeinte, hier, lors de son témoignage (notamment par rapport à des cas d'intimidation) n'est pas généralisée, mais qu'elle concerne plutôt certains chantiers importants de la province.

Témoignage de Paul Faulkner

En fin d'après-midi, la Commission a commencé à entendre le directeur général de l'International, Paul Faulkner. M. Faulkner a remplacé Donald Fortin en novembre dernier.

En un peu moins de 30 minutes, la procureure en chef Me Sonia LeBel a dressé un portrait du témoin en plus d'interroger ce dernier au sujet de la structure du Conseil provincial.

Le témoignage de M. Faulkner se poursuivra demain.

MISES À JOUR

16h26: Fin des audiences pour la journée.

16h24: Me LeBel dépose en preuve des diverses constitutions.

16h05: Il est question de la structure de l'International.

16h02: On dresse un portrait du témoin. Élu DG de l'International le 8 novembre 2013.

16h01: Reprise des audiences avec un nouveau témoin. Paul Faulkner est DG du Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (l'International). Il a succédé à Donald Fortin. M. Faulkner est interrogé par Me Sonia LeBel, procureure en chef.

15h33: PAUSE

15h31: Fin du contre-interrogatoire par Me Dumais. Me Houle, de l'ACRGTQ, revient pour une question.

15h08: Me Dumais présente des documents au témoin.

14h50: On passe au chantier de l'aluminerie Alouette.

14h35: On parle du projet Péribonka.

14h30: Michel Comeau explique qu'une partie des gens rencontrés ont été identifiés par la ligne de dénonciation de la Commission, mais aussi lorsqu'une personne suggérait d'en rencontrer une autre.

14h25: Contre-interrogatoire par Me André Dumais, de l'International.

14h22: Reprise des audiences. Michel Comeau répond aux questions auxquelles il devait trouver des réponses pendant le dîner.

12h32: Fin du contre-interrogatoire par Me Houle. PAUSE DU DÎNER

12h25: Fin du contre-interrogatoire par Me Hamel. Contre-interrogatoire par Me Denis Houle, de l'ACRGTQ.

12h24: On parle du projet Romaine.

12h21: Me Hamel a des questions pointues. Comeau dit qu'il vérifiera des rapports pendant l'heure du lunch pour revenir avec des réponses plus précises.

12h16: On parle maintenant de l'aluminerie Alouette.

12h07: Fin du contre-interrogatoire par Me Laurin. Contre-interrogatoire par Me Pierre Hamel, de l'ACQ. On parle tout d'abord du projet Péribonka.

12h02: Il est question des cartes de compétences et des façons détournées de les obtenir.

11h49: Débat depuis quelques minutes sur les questions que pose Me Laurin. Me Tremblay s'est opposé.

11h39: Reprise des audiences. Me Laurin aborde maintenant le projet Romaine.

11h05: PAUSE

10h55: Me Laurin revient sur l'argent comptant qui aurait été remis à des délégués sur le chantier Alouette pour acheter la paix.

10h52: «On a fait attention. Quand il y avait des mobiles de vengeance, on n'a pas rapporté ces faits-là», dit l'enquêteur.

10h49: «Est-ce qu'il y a une raison particulière pour laquelle vous n'enquêtez pas plus loin?», demande Me Laurin au sujet de l'entente évoquée entre la FTQ et Simard-Beaudry. «On a été prudents. Quand il y avait au moins deux entrepreneurs qui nous disaient quelque chose, je l'ai rapporté.»

10h46: On passe au projet Alouette. Me Laurin se dit surpris que le sujet ait été abordé parce que le dossier allait «anormalement» bien.

10h34: «On vous rapporte certaines difficultés, mais en réalité on ne sait pas vraiment comment ça fonctionne», dit Me Laurin qui revient à la charge. «Sans émettre d'opinion, je rapporte ce que les travailleurs nous on dit», répond Comeau.

10h26: Me Laurin aborde le dossier Péribonka. «Vous rapportez ce qu'on vous dit, mais vous n'avez pas le temps de fouiller chacun des dossiers pour voir ce qu'il en est», dit Me Laurin.

10h17: Contre-interrogatoire par Me Robert Laurin, de la FTQ-Construction.

10h16: Comeau précise que la situation qu'il a dépeinte hier n'est pas généralisée et qu'elle concerne seulement certains gros chantiers. «On a été pointu sur certains chantiers.» Fin de l'interrogatoire en chef.

10h06: Sixième écoute entre Hugo, travailleur du 1981, et Yvon, donneur d'ouvrage.

10h02: Écoute électronique entre Raynald Grondin (directeur du local AMI) et Jocelyn Dupuis, du 20 janvier 2009, alors que Dupuis n'est plus DG de la FTQ-Construction. L'écoute provient du projet Diligence.

9h56: Cinquième écoute entre Marc, travailleur, et Dominic, donneur d'ouvrage. Dominic explique qu'il n'engage pas personne directement, qu'il passe par les locaux.

9h53: Quatrième écoute entre Gilbert, travailleur, et Marc, donneur d'ouvrage, le 6 février 2007. Les gens de GDM expliquent que l'entreprise passe exclusivement par le local 2182 pour ses embauches.

9h48: Troisième écoute de Pereira entre un travailleur, Jacques, et Denis, donneur d'ouvrage, le 6 février 2007.

9h45: Deuxième écoute de Pereira entre  un syndiqué du 1981, Marc, et un certain John. John explique qu'il peut seulement engager des travailleurs du local 2182 de l'International.

9h41: Première écoute de Pereira entre Arnold Guérin et Gilbert Vachon.

9h36: Me Simon Tremblay revient sur les enregistrements clandestins faits par Kenneth Pereira. Il n'y a plus d'opposition de la part des avocats. Me Tremblay dit que les conversations vont démontrer que les entrepreneurs n'osaient pas embaucher les mécaniciens de la FTQ de peur de subir des représailles de l'International.

9h35: Début des audiences pour la journée. Michel Comeau, enquêteur, est assermenté.

Incorrect or missing Brightcove Settings

Dans la même catégorie