/regional/montreal/montreal

Prisonnier de son corps... et de l'hôpital

Syndrome de verrouillage

Gian Libero Casale occupe depuis deux ans un lit aux soins intensifs de l'Hôpital Royal Victoria.

Le problème c'est que sa place devrait plutôt être dans un centre de réadaptation ou dans un centre de soins de longue durée.

(Crédit photo: capture d'écran TVA Nouvelles)

L'homme a subi une dissection vertébrale et une thrombose en septembre 2010, à la suite, allègue son avocat, d'une mauvaise manipulation de son chiropraticien.

Les médecins ont finalement admis qu'il souffrait du syndrome d'enfermement ou de verrouillage. Les fonctions cognitives de Gian Libero Casale sont intactes, mais il est littéralement prisonnier de son propre corps.

«Il est ''tout là'', sauf qu'il est paralysé. Il ne peut pas bouger, parce qu'il est verrouillé dans son corps» explique Lucia D'Amore, la femme de Gian Libero Casale.

Elle a dû se battre contre le système parce qu'au début, les médecins croyaient qu'il était dans un état végétatif» explique sa femme. Mais la femme a rapidement vu que bien que son corps était figé, il était éveillé et conscient.

Mais depuis septembre 2010, il a été hospitalisé sans arrêt. Il a donc aux soins intensifs de l'hôpital Royal Victoria depuis ce temps.

Tous les jours, sa femme est à son chevet. Son épouse tente de le stimuler grâce à diverses manières.

(Crédit photo: capture d'écran TVA Nouvelles)

Elle exige depuis des mois qu'il soit admis en réadaptation. Mais le seul endroit spécialisé, c'est le Centre Gingras-Lindsay de Montréal. Toutefois, Gian Libero Casale ne satisfait pas les critères du centre. C'est ce que sa femme a appris dans une lettre envoyée par le directeur des services professionnels de l'Institut de réadaptation Gingras-Lindsay.

Lucia D'Amore affirme que malgré ses démarches répétées, elle n'a même pas accès au dossier médical de son mari, ce qui lui permettrait peut-être de comprendre ce refus.

L'hôpital Royal Victoria lui suggère entre-temps d'accepter que son mari soit transféré à l'Institut thoracique de Montréal, afin de recevoir des soins.

Elle refuse, de crainte qu'on les laisse par la suite tomber : «À l'Institut thoracique, il n'y a pas de réhabilitation. C'est un long terme, là» dit-elle.

«Il s'améliore un petit peu, millimètre par millimètre. La communication devient un peu plus facile. Donc, à un moment donné, peut-être qu'il coterait avec des critères» assure la Dre Ewa Sidorowicz, directrice adjointe de l'Hôpital Royal-Victoria.

Pour l'instant, tout le monde reste sur ses positions et attend de voir ce qui va se passer pour que Gian Libero Casale puisse finalement quitter les soins intensifs.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.