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Elle recueille des dizaines de chats errants

Surpopulation animale à Montréal

Chaque année, plus de 10 000 chats et chiens sont euthanasiés à Montréal parce que les refuges n'ont pas réussi à leur trouver une famille d'accueil. Depuis maintenant plus de trois ans, une jeune femme du quartier Centre-Sud s'implique pour sauver quelques félins.

À l'origine de l'organisme «Adoptez un chat errant», Geneviève recueille des chats retrouvés ici et là, dans des ruelles de plusieurs quartiers. Lors du passage de tvanouvelles.ca, une quarantaine de félins se trouvaient sous sa responsabilité dont quelques-uns chez elle, les autres dans des «familles temporaires».


(Gracieuseté)

«Quand je suis emménagée ici, je voyais des chats dans la cour et je pensais que c'était les chats des voisins. Un moment donné, j'ai vu des chatons et une voisine m'a dit que c'était des chats errants. J'ai eu un déclic», raconte la jeune femme. «J'ai commencé à mettre de la bouffe dehors et au début je les plaçais chez des gens que je connaissais. Mais un moment donné, les amis ils ne veulent plus entendre parler de chats; le réseau était saturé.»

Pour trouver des familles à ses pensionnaires, Geneviève a créé une page Facebook sur laquelle elle publie des photos avec le contexte dans lequel le chat a été trouvé. À ce jour, la page «Adoptez un chat errant» compte plus de 3500 abonnés. Et cela fonctionne. Au cours des trois dernières années, plus de 110 chats ont pu trouver une famille grâce à Geneviève qui n'avait pas de telles visées. «Je ne pensais jamais que ça prendrait une telle ampleur», admet-elle aujourd'hui.


(Gracieuseté)

Celle qui a un grand coeur n'agit pas que comme simple «agence de placement». Chaque félin recueilli a droit au traitement complet. «Ceux que je mets à l'adoption sont vaccinés, vermifugés, testés sida et leucémie, ils ont un bilan de santé...» Tout ça aux frais de l'amoureuse des chats.

Dons et partenariats

Si elle ne demandait auparavant rien lors d'une adoption, Geneviève réclame aujourd'hui une «contribution obligatoire» pour l'aider à poursuivre sa mission; elle qui s'avoue «endettée». «Je n'ai pas de prix fixe. Je suis quelqu'un qui a beaucoup de misère à recevoir. J'ai comme un malaise avec l'argent», explique-t-elle.


(Gracieuseté)

Pour le reste, la jeune femme peut compter sur des dons, mais aussi sur des partenaires. Une photographe fabrique des calendriers et lui remet une partie des profits, alors que la clinique vétérinaire lui octroie quelques rabais. Une compagnie lui a même gracieusement fourni de la litière pendant deux ans, mais a cessé sa contribution récemment.

«Je paye la plupart de ma poche, mais mes amis et moi on a mis sur pied une vente de garage annuelle. Ça va être la troisième année en juin et ça, ça me donne un bon coup de pouce.»

C'est que, en plus des chats qu'elle recueille pour adoption, Geneviève fait aussi ce qu'on appelle de la «capture, stérilisation, retour» alors que des chats errants sont opérés avant d'être remis en liberté. En plus de ceux qu'elle a recueillis, la jeune femme a ainsi payé pour faire stériliser des dizaines d'autres chats au cours des dernières années.

À la lumière du nombre de chats euthanasiés chaque année, les efforts de Geneviève peuvent sembler marginaux, voire inutiles, aux yeux de certains, mais l'important pour elle c'est simplement de faire sa part.

«C'est une petite goutte... C'est super décourageant parce qu'on dirait qu'il y a de plus en plus de sensibilisation, mais on dirait qu'il y a de plus en plus d'abandons. J'essaie de faire ce que je peux avec les moyens que j'ai», conclut-elle.

Consultez la page Facebook de l'initiative «Adoptez un chat errant»

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