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Pas un cas «à la Magnotta», dit l'avocat

Outrages au cadavre de Tricia Boisvert

Michaël Nguyen

Même si le coaccusé du meurtre de Tricia Boisvert est accusé d'outrage à un cadavre, l'on serait loin d'une affaire «à la Magnotta», croit son avocat.

«Je viens d'obtenir la preuve, je n'ai pas eu le temps de la lire au complet, mais je ne pense pas que nous sommes dans un cas qui s'apparente (au dossier) Magnotta», a assuré vendredi Me Christian Deslauriers, au palais de justice de Montréal.

James Boucher, un homme de 31 ans qui posséderait une compagnie de soutien informatique, a comparu une journée après s'être rendu à la police de Gatineau à la suite à l'émission d'un mandat d'arrestation pancanadien à son endroit.

Nerveux devant le tribunal

Selon la poursuite, il aurait été complice après le fait dans l'affaire du meurtre de Tricia Boisvert le 17 janvier dernier. Mardi dernier, c'était l'assassin allégué, Philippe Steele-Morin, qui avait comparu après une cavale de près de deux mois.

Tête légèrement baissée, mains jointes et les lèvres pincées, Boucher avait l'air nerveux dans la boîte des accusés. C'est que le crime de complicité de meurtre après le fait est passible d'une peine de prison à vie.

Pour le chef d'accusation d'outrage à un cadavre, il risque un maximum de cinq années d'incarcération.

«C'est une accusation qui peut inclure le déplacement d'un corps de façon inappropriée, a expliqué Me Deslauriers. Mais on ne parle pas ici de mutilation de cadavre.»

Rappelons que Tricia Boisvert avait été portée disparue à Montréal en janvier dernier. Son corps avait été retrouvé quelques jours plus tard en Outaouais.

Les soupçons pesaient sur Steele-Morin, 30 ans, qui a finalement été arrêté pour meurtre non prémédité et outrage à un cadavre.

Boucher avait quant à lui été rencontré par les policiers quelques jours après la découverte du corps de la femme de 36 ans. Il avait toutefois été relâché peu après. C'est en regardant les journaux, dans les derniers jours, qu'il a appris qu'il était sous le coup d'un mandat d'arrestation.

L'accusé restera détenu en attendant la suite des procédures. D'ici là, Me David Simon de la Couronne a dressé une liste de personnes que l'accusé ne pourra contacter. Parmi elles figurent Philippe Steele-Morin ainsi que la conjointe de l'assassin allégué.

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