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Soigneusement planifiée et de longue date

TVA Nouvelles

Il apparaît de plus en plus évidemment que l'évasion de trois détenus du centre de détention de Québec, samedi dernier, avait été planifiée soigneusement et de longue date.

Selon des informations obtenues par TVA Nouvelles, Serge Pomerleau, Denis Lefebvre et Yves Denis avaient déjà élaboré leur plan d'évasion alors qu'ils étaient incarcérés à Amos.

Dans la chambre d'un des trois détenus, les autorités ont retrouvé des plans de la prison d'Orsainville et des spécifications d'hélicoptères. Les trois hommes avaient même fait des calculs pour s'assurer que leur poids ne causerait pas d'inconvénient durant la fuite par la voie des airs.

En somme, leurs intentions étaient connues.

Par le biais de leurs avocats, les trois hommes ont aussi réclamé un changement de venue afin que leur procès se déroule à Québec, et non à Amos. Les motifs de la requête, entendue par le juge Richard Grenier, sont sous ordonnance de non-publication, la Couronne se limitant à expliquer à la presse que l'intérêt de la justice commandait qu'on tienne le procès ailleurs qu'à Amos.

Et puis, les trois hommes ont demandé qu'on abaisse leur cote de sécurité, qui les obligeait à circuler pieds et poings liés et leur interdisait l'accès à la grande cour de la prison, ce qu'on leur a accordé il y a quelque temps.

Toujours en cavale

Les recherches se poursuivent pour retracer les trois fugitifs qui se sont évadés samedi soir du Centre de détention de Québec.

La Sûreté du Québec demeure avare de commentaires, mais on sait que des enquêteurs ont écumé la MRC de Portneuf, à peu de distance de vol de Québec, où plusieurs témoins disent avoir aperçu un hélicoptère de couleur foncée, samedi soir.

Un hélico de type Robertson R-44, semblable à celui qu'auraient utilisé les fugitifs (Photo: courtoisie)

Dimanche, un hélicoptère de la Sûreté du Québec s'est longuement attardé au secteur, accompagné d'équipes au sol, à la recherche de traces d'un possible atterrissage.

Propriétaire d'une piste d'atterrissage à Saint-Basile, Denis Marcotte a lui-même noté le passage d'un hélicoptère de couleur foncée, samedi soir. Dimanche, il a reçu la visite des policiers et il a remarqué qu'ils s'intéressaient à un site près de sa piste d'atterrissage.

«Je sais que la Sûreté a mis beaucoup d'énergie. Il y avait plusieurs véhicules dans un champ complètement à l'ouest de ma piste. Ce n'était pas chez nous, C'était vraiment au nord-ouest, isolé, avec une clairière.»

Maxime Lefebvre (Photo: Facebook)

Le fils d'un fugitif impliqué?

Autre piste qui intéresse les policiers, celle de la participation possible de Maxime Lefebvre, 26 ans, fils du fugitif Denis Lefebvre.

Les deux hommes sont détenteurs d'un brevet de pilote d'hélicoptère et le fils possède une bonne connaissance du Centre de détention de Québec pour y avoir passé 50 jours à titre de détenu, ce printemps.

Une hypothèse que les policiers se gardent cependant de confirmer.