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Des cliniques refusent la mammographie à des femmes en fauteuil roulant

Montréal

Un groupe de personnes à mobilité réduite s'insurge contre des cliniques qui ont refusé de faire passer une mammographie à des femmes en fauteuil roulant. Les dossiers sont devant la Commission des droits de la personne.

À deux reprises, Linda Gauthier s'est vue refuser une mammographie à cause de son fauteuil roulant, sous prétexte que la machine n'était pas adaptée à sa situation.

De la pure paresse, selon Mme Gauthier. «J'ai su récemment que ces machines-là sont ajustables, mais c'est plus de travail pour les employés, a-t-elle affirmé. C'est inacceptable.»

Madame Gauthier a manifesté son mécontentement vendredi devant les bureaux du ministère de la Santé et des Services sociaux, en compagnie d'autres membres du Regroupement d'activistes pour l'inclusion au Québec (RAPLIQ), dont elle est la présidente.

Les mammographies ne sont pas les seules procédures à poser problème pour les personnes avec des handicaps. «Chaque fois que j'ai un examen médical, on me demande si je suis capable de me lever, a affirmé Francine Leduc, qui souffre de dystrophie musculaire. Heureusement que oui, parce qu'on me dit que sinon il n'y aurait personne pour m'aider.»

Pour Laurent Morissette, atteint de paralysie cérébrale, ce sont les radiographies qui posent problème. «Je ne peux pas monter sur la table facilement, a-t-il dit. C'est pour ça que depuis les cinq ou six dernières années, je n'ai eu aucune radiographie, même si j'ai probablement les jambes croches.»

Le RAPLIQ a d'ailleurs dénombré six établissements de santé inaccessibles pour les personnes à mobilité réduite sur l'île de Montréal.

Mme Gauthier s'est entretenue vendredi matin avec le ministre de la Santé, Gaétant Barrette, qui a promis de sensibiliser son personnel et de corriger les problèmes d'accessibilité dans certains établissements de santé.