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La commission Charbonneau a entendu son dernier témoin

Hydro-Québec

La commission Charbonneau a entendu son 189e et dernier témoin jeudi.

Mais ni Marc Bibeau, décrit comme le maître du financement sectoriel au PLQ, ni les anciens premiers ministres du Québec Jean Charest (PLQ) et Pauline Marois (PQ), pas plus que l'ex-chef de l'ADQ Mario Dumont, n'auront été cuisinés par les procureurs de la commission, bien que les caisses de leur parti respectif aient été remplies pendant des années grâce aux dons politiques illégaux d'entreprises en construction et de firmes de génie.

Ces mêmes compagnies qui décrochaient la plupart des contrats publics. Après deux ans d'audiences, le défilé de témoins est bel et bien terminé.

«Nous croyons avoir mis en preuve suffisamment d'éléments», a indiqué jeudi la procureure en chef Me Sonia LeBel, en rappelant que la Commission ne faisait «le procès de personne» et demeurait «indépendante et libre de toute influence extérieure».

Pertinence

Pour Charles-Maxime Panaccio, professeur de Droit à l'Université d'Ottawa, la Commission a en effet déjà «assez de choses à se mettre sous la dent» pour mener à bien son travail».

Elle doit «trouver des solutions pour l'avenir et non condamner des gens», rappelle-t-il.
Le spécialiste des commissions d'enquête Me Simon Ruel n'est pas du même avis. Toutes les personnes qui ont eu un rôle dans le financement des partis politiques possiblement lié à l'attribution de contrats publics sont «pertinentes», pense-t-il en faisant référence à l'ex-argentier du PLQ, Marc Bibeau.

Il souligne cependant que les interrogatoires «empreints de reproches et de commentaires» n'ont peut-être pas permis de puiser le maximum de certains témoins.

La semaine prochaine, la Commission recevra des experts qui émettront leurs recommandations, notamment le DGEQ et l'UPAC.

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