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Les militaires de Valcartier sont prêts

Lutte contre l'État Islamique en Irak

TVA Nouvelles

Les militaires de Valcartier sont sur le qui-vive.

Les rumeurs se font de plus en plus persistantes à l'effet qu'Ottawa donne le feu vert à une intervention militaire canadienne en Irak pour lutter contre l'État Islamiste. Même si plusieurs militaires doutent que des forces terrestres soient déployées, ils demeurent prêts à combattre.

«Pour l'instant, on ne s'en parle pas vraiment. On regarde ce qu'il se dit aux nouvelles. C'est sûr que c'est à Ottawa que ça se décide» dit un premier militaire rencontré à Shannon.

«Il n'y a pas vraiment de sources qui peuvent dire qu'on va y aller. Il n'y a rien qui se discute pour l'instant. S'ils prennent la décision qu'on y va, on va y aller. En attendant, on reste tranquille à la maison», ajoute un compagnon d'armes.

(TVA Nouvelles)

Le colonel à la retraite Michel Drapeau s'attend à une intervention canadienne en Irak, mais peut-être pas à celle des militaires de Valcartier.

«Je ne penserais pas, même, qu'ils pourraient jouer un rôle logistique. Est-ce que les gens de Bagotville pourraient être impliqués? Je crois que oui, avec les CF-18.»

Une mission qui, selon lui, sera beaucoup plus courte que celle en Afghanistan, qui a duré onze ans.

«On parle peut-être d'un 3, 4, 5 ou 6 mois. Peut-être un travail de surveillance après.»

(TVA Nouvelles)

Au Centre de la famille Valcartier, un protocole est déjà en place pour venir en aide aux militaires et leurs proches, si jamais Ottawa officialisait un déploiement en Irak.

«Il y a plusieurs outils qui sont en place depuis la mission en Afghanistan», explique Sylvie Gagnon.

L'objectif est d'encadrer les familles, surtout celles qui vivraient un premier déploiement.

«Les rassurer, mais aussi offrir des services spécifiques: séance d'information, équipe pour l'emploi, des travailleurs sociaux. On leur explique c'est quoi la mission. Ce sont un peu les services qu'on pourrait retrouver dans un CSLC, mais vraiment adaptés à la situation des militaires.»

Les 6000 militaires de la base, eux, poursuivent leur entraînement en attendant qu'on fasse appel à leurs services.