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Manifestation contre la libération de Guy Turcotte

TVA Nouvelles

Plusieurs dizaines de personnes ont manifesté en début d'après-midi samedi devant le palais de justice de Montréal contre la libération de Guy Turcotte, l'ex-cardiologue qui a tué ses deux enfants en 2009.

Les manifestants voulaient exprimer leur désaccord à l'égard de la décision de le remettre en liberté en attendant son deuxième procès prévu pour septembre 2015. Pancartes à la main et scandant «Prison! Prison!» ils ont réclamé que Turcotte soit détenu dans l'attente de son procès.

«La confiance du public dans le système judiciaire a beaucoup été ébranlée dans toute cette histoire, et avec la libération de Guy Turcotte en attendant son procès, ça a choqué encore plus le monde», a déclaré l'organisatrice de l'événement Line Lafleur, pour expliquer les motifs qui l'ont incitée à lancer cette initiative.

(Crédit photo: Agence QMI)

Le frère de la mère des deux petites victimes, Patrick Gaston, s'est rendu au palais de justice accompagné de sa mère Rachel, peu après 13 h. Ils ont été chaleureusement accueillis par la foule.

«Il faut porter un regard sur notre système de justice parce que les victimes, elles n'ont pas de voix pour se défendre», a dit Patrick Gaston.

Rachel Gaston a aussi pris la parole pour dire qu'elle déteste voir Guy Turcotte jouer la comédie. «Lorsqu'il rentre à Pinel, il est correct. S'il va en prison, oh! Monsieur devient malade.

Ce gars-là n'a jamais pris de pilules avant», a-t-elle affirmé.

La Couronne va en appel

Vendredi, la Couronne a demandé une révision judiciaire de la sentence. Une requête en appel a été déposée à cet effet pour faire casser la décision de le remettre en liberté.

La Couronne estime que le juge, qui a décidé de libérer Turcotte en attendant son deuxième procès, a erré en droit dans son interprétation de la nécessité de ne pas miner la confiance du public envers l'administration de la justice.

«Quand j'ai su que la Couronne demandait d'aller en appel pour contester cette décision-là, j'ai été agréablement surprise», a confirmé Mme Lafleur.

D'autres manifestations doivent également se tenir dimanche pour diffuser le même message, devant les palais de justice de Sherbrooke et de Saint-Jérôme. Elles doivent débuter toutes deux à 13 h.

La mère des victimes. Isabelle Gaston, pour sa part brisé le silence vendredi dans un message texte envoyé à TVA Nouvelles. «Je surréagis aux injustices qu'il y a autour de moi, j'ai perdu confiance en notre système de justice», a-t-elle indiqué.