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Plusieurs Québécois encore sceptiques

Dossier - Voiture électrique

Bien que de plus en plus populaire, la voiture électrique est encore très marginale au Québec. Selon les données les plus récentes de la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ), il y a actuellement 1619 véhicules entièrement électriques immatriculés dans la province.

C'est en Montérégie que le nombre est le plus élevé (405), suivi de la région de Montréal (329), puis de la Capitale-Nationale (329) et c'est dans ces régions que l'on retrouve le plus de bornes de recharge publiques du Circuit électrique.

Il faut dire que plusieurs Québécois sont encore bien sceptiques face à cette gamme de véhicules alors que d'autres sont simplement mal informés.

Aperçu des principales réticences et réponse du président de l'Association des véhicules électriques du Québec, Simon-Pierre Rioux.

Prix

Réticence: Le prix d'un véhicule électrique est plus élevé qu'une voiture à essence.

Réponse: «Le véhicule électrique est très abordable. Les gens oublient souvent de calculer le prix de l'essence lors de leur achat. Pour une Honda Civic en location, par exemple, on va payer 200$ par mois et on dépense 250$ d'essence par mois. On parle donc de 450$. Pour un véhicule électrique, il y en a comme la Smart à 150$ par mois et cette voiture-là va demander 10$ d'électricité par mois. Si on compare plus à la Civic, avec une Nissan Leaf, ça va ressembler à 400$ par mois, puis 20$ d'électricité.»

M. Rioux souligne aussi les incitatifs gouvernementaux et les assurances moins dispendieuses.

Autonomie

Réticence: La voiture électrique a une autonomie restreinte.

Réponse: «Actuellement, il y a près de 500 bornes au Québec. Ça fonctionne bien, mais ce ne sont pas des endroits où on veut nécessairement s'arrêter très longtemps. On va les utiliser comme recharge d'appoint pour pouvoir se rendre plus loin. Il va falloir des bornes de recharge à plus grande vitesse et il y en a quelques-unes qui sont déjà installées au Québec. Ça, ça va permettre le transport interurbain. [...] Une fois qu'on se rend compte qu'on fait moins de 60 kilomètres par jour, le véhicule électrique est une solution très simple.»

La batterie et le froid

Réticence: L'efficacité de la batterie est réduite en hiver.

Réponse: «En hiver, les véhicules à essence vont utiliser 20% plus d'essence alors que les véhicules électriques vont utiliser 20% plus d'électricité. Quand on atteint -25° Celcius, et là on parle de quelques jours par hiver, c'est 40% de plus que ça va utiliser et on doit se recharger plus souvent, mais c'est pour ça qu'on a un réseau de bornes.»

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