/regional/montreal/monteregie

Les funérailles de Jenique Dalcourt célébrées

Les funérailles de Jenique Dalcourt, cette jeune femme assassinée sur une piste cyclable de Longueuil la semaine dernière, ont été célébrées ce matin. Mais pour pouvoir continuer son deuil, la famille de la victime réclame maintenant des réponses.

Le père, John Gendolfo, et son frère Nick, venus des États-Unis pour assister à la cérémonie, semblent en avoir gros sur le cœur. Ils estiment que la suite de l'enquête est un élément crucial qui va leur permettre de tourner la page. En attendant, ils déplorent le manque de communication entre eux et les autorités responsables.

Les questions se multiplient

«Je n'ai parlé ni aux policiers ni au bureau du procureur, sauf quand j'étais au palais de justice», a relaté le père. La procureure de la couronne s'était alors adressée à eux pour leur dire qu'il n'y aurait pas d'accusations parce que la preuve était insuffisante.

«Personne ne m'a contacté. J'ai même laissé un message à un enquêteur pour faire une mise au point... Je comprends qu'il y a des preuves qu'ils ne peuvent pas révéler, mais nous sommes les parents, et nous voulons des réponses!» a-t-il poursuivi.

M. Gendolfo a appris par le biais des nouvelles que le suspect aurait «possiblement 26 ans». «J'en ai appris plus aux nouvelles que de la part des autorités. Et ça fait mal, parce que, comme parents, vous voulez des réponses!»

Venus de New York

Les Gendolfo se sont rendus à Longueuil depuis New York pour assister aux funérailles de Jenique. «Mais c'était aussi pour essayer de voir celui qui l'a assassinée, qu'il soit accusé», a expliqué le père endeuillé. Ils doivent maintenant rentrer chez eux pour organiser une cérémonie qui se tiendra à New York, où pas moins de 500 personnes sont attendues pour rendre hommage à la jeune femme.

En attendant, leur confiance est ébranlée. «Il y a beaucoup de frustration, c'est sûr!, explique le frère, Nick. Nous pensions qu'il y aurait des accusations et qu'on pourrait ensuite tourner la page et passer à autre chose.»

«Nous essayons le plus possible de nous fier aux autorités, mais je ne peux pas faire autrement que de penser que depuis que nous avons quitté le palais de justice, c'est un peu comme si nous n'existions plus», de poursuivre le père.

«C'est simple: il suffit de prendre le téléphone et de nous contacter, de nous laisser savoir où on en est dans l'enquête. Nous avons besoin de ça!», a-t-il laissé tomber, exaspéré.

«Jenique, c'était la lumière»

Outre cet appel clair lancé aux autorités, les deux hommes ont profité de l'occasion pour offrir un portrait touchant de la disparue.

«Jenique, c'était la lumière. Il y a tellement de ses amis qui sont venus aujourd'hui. Elle a touché leurs vies. Ils ont dit qu'elle était toujours en train de blaguer, c'était une rieuse. Elle rendait ceux qui l'entouraient heureux, elle les encourageait s'ils avaient une mauvaise journée», a décrit le père, qui l'a vue pour la dernière fois il y a un an.

«Elle devait être avec nous pour Noël», a-t-il ajouté, la mine triste.

Incorrect or missing Brightcove Settings

Dans la même catégorie

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.