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Le PQ réclame une enquête sur Normandeau

Auprès du commissaire à l'éthique

La députée de Taschereau et leader parlementaire du Parti québécois (PQ), Agnès Maltais, a demandé au commissaire à l'éthique et à la déontologie, Jacques Saint-Laurent, d'ouvrir une enquête sur l'ancienne ministre libérale Nathalie Normandeau.

Dans sa demande, acheminée mercredi, Agnès Maltais précise qu'elle a des motifs raisonnables de croire que Mme Normandeau aurait commis un manquement au Code d'éthique et de déontologie des membres de l'Assemblée nationale en acceptant de devenir consultante spéciale de la Ville de L'Ancienne-Lorette dans ses négociations avec l'agglomération de Québec.

La députée péquiste a soutenu que Nathalie Normandeau ne peut exercer une telle fonction auprès d'une municipalité puisqu'elle a été ministre des Affaires municipales de 2005 à 2009. Elle contreviendrait à l'article 59 du Code d'éthique, qui stipule qu'«un membre du Conseil exécutif qui a agi relativement à une procédure, une négociation ou une autre opération particulière ne peut, après qu'il ait cessé d'exercer ses fonctions à ce titre, agir au nom ou pour le compte d'autrui à l'égard de la même procédure, négociation ou autre opération».

Si le commissaire en vient à la conclusion qu'un manquement au code d'éthique a effectivement été commis, il remettra au président de l'Assemblée nationale un rapport d'enquête «énonçant les motifs à l'appui de ses conclusions et de ses recommandations».

Jacques Saint-Laurent a avisé Mme Normandeau qu'elle faisait l'objet d'une demande d'enquête. Dans un communiqué, le commissaire à l'éthique a fait savoir qu'il ne formulera aucun commentaire d'ici la fin du processus.

La Ville de L'Ancienne-Lorette a annoncé cette semaine qu'elle avait engagé l'ex-ministre pour tenter de dénouer l'impasse dans les négociations portant sur les quotes-parts qu'elle doit verser à la Ville de Québec.

Nathalie Normandeau a été députée de Bonaventure, en Gaspésie, de 1998 à 2011. Elle a assumé la responsabilité de plusieurs ministères sous le gouvernement libéral de Jean Charest, dont ceux des Affaires municipales et des Ressources naturelles.

Après son départ de la vie politique, elle a occupé le poste de vice-présidente au développement des affaires chez Raymond Chabot Grant Thornton de janvier 2012 à novembre 2013.