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Une «excellente» nouvelle pour l'industrie du transport

Arrivée d'UberX

Christopher Nardi | Agence QMI

L'arrivée d'UberX à Montréal provoquerait un changement nécessaire dans l'industrie du transport, qui n'aurait pas beaucoup évolué depuis les années 1950, soutient le spécialiste en transports et fondateur de l'entreprise Netlift, Marc-Antoine Ducas.

Selon l'expert, UberX sera un catalyseur de changement important pour amener l'industrie du taxi et le transport collectif au XXIe siècle. Ceux-ci n'auraient pas réussi à suivre l'évolution des technologies.

«Il faut que ceux qui donnent de l'offre en transport s'adaptent à ceux qui la demandent, a soutenu M. Ducas. Mais les systèmes de taxi et de transport en commun, les autoroutes et les systèmes de rail n'ont pas beaucoup changé depuis 1950.»

«Par contre, la société ne se développe plus de la même façon, comme on le voit avec l'éclatement des banlieues, l'arrivée du Web et la popularité des paiements mobiles. Il faut peser "reset" sur les transports, et UberX en est un élément», a continué M. Ducas.

Qu'UberX soit ultimement banni ou permis à Montréal, les entreprises de taxi n'en sortiront assurément pas indemnes.

«Présentement, les chauffeurs de taxi n'ont pas le pouvoir, a déclaré le spécialiste. Le cartel, c'est les répartiteurs, à qui les chauffeurs payent des centaines de dollars pour qu'on les appelle avec des clients, même si le Web est à portée de main. Ce problème va se régler à coups de bâton de baseball».

Transformer le transport collectif

Le succès éventuel d'UberX à titre de service de taxi-covoiturage pourrait avoir de grandes répercussions sur l'offre du transport collectif.

Un assouplissement des règlements entourant le covoiturage pourrait permettre à des propriétaires de voiture de graduellement remplacer des lignes d'autobus moins populaires, mais coûteuses pour l'État.

«Quelqu'un avec une minifourgonnette de huit places pourrait commencer à faire du transport de personne en autobus en banlieue. À la longue, on pourrait détruire le modèle de service public comme on le connaît», a résumé M. Ducas.

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