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Marilyn Monroe et dysfonctionnement érectile

Procès Magnotta

Les médecins de Luka Rocco Magnotta ont défilé lundi, expliquant qu'il croyait entretenir une relation privilégiée avec Marilyn Monroe ou encore qu'il entendait des voix lui reprochant de marcher comme un singe.

Depuis son arrivée au centre de détention de Rivière-des-Prairies, en juin 2012, Magnotta est fortement médicamenté, a révélé la psychiatre Renée Roy hier au procès pour meurtre de son patient.

Cela lui permet d'atténuer les voix qu'il entend et qui le dénigrent, mais aussi de calmer son anxiété.

«Il déteste sa vie et il ne comprend pas pourquoi il est né, a expliqué la psychiatre qui témoignait pour la défense. Il a une personnalité fragile, c'est compliqué de donner un diagnostic précis.» Ainsi, en prison, Magnotta peut être paranoïaque. Il a également un rêve récurrent où il se fait pourchasser par le méchant du film Vendredi 13, selon sa psychiatre.

Mais la contrepartie des antipsychotiques et des antidépresseurs, c'est qu'il a pris 70 lb en deux ans. Il pèse maintenant 200 lb. «Il se lève la nuit pour manger», a révélé la psychiatre.

Nombreux médecins

Pourtant, Magnotta a souvent cherché à prendre du poids, lui qui se nourrissait principalement de pizza et de crème glacée avant son arrestation.

Dès 2003, Magnotta se t rouvait trop maigre. Il a donc consulté un médecin de Toronto pour prendre du poids, mais aussi à cause de dysfonctionnements érectiles, ainsi que par rapport à ses craintes d'attraper des maladies sexuellement transmissibles.

Le médecin, qui savait que Magnotta était escorte, ne lui a toutefois jamais demandé s'il prenait des drogues illégales, a-t-il admis en contre-interrogatoire.

Espionné

Magnotta avait aussi consulté par rapport aux voix qu'il entendait et qui le dénigraient. Il se pensait espionné et que des gens voulaient ruiner sa carrière d'acteur.

«Il était maniaco-dépressif et souffrait d'une forme légère de schizophrénie, a expliqué le Dr Allan Tan, qui a suivi l'accusé de 2003 à 2009. Il vivait d'une rente gouvernementale pour personnes inaptes.»

Il avait rencontré deux autres médecins de famille à Montréal dans les semaines précédant le meurtre de Jun Lin, le 25 mai 2012. Ces derniers ont aussi témoigné hier pour dire qu'ils ne lui avaient prescrit aucun médicament.

Rappelons que Magnotta a admis avoir tué l'étudiant chinois, en plus de l'avoir mutilé et dépecé ainsi que d'avoir filmé en partie la scène. Il plaidera toutefois la non-responsabilité criminelle pour cause de troubles mentaux.

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