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Des femmes veulent apprendre à se défendre

Affaire Gomeshi et meurtre à Longueuil

TVA Nouvelles

Le meurtre sauvage de Jenique Dalcourt à Longueuil et les allégations de violences sexuelles de l'animateur de radio Jian Gomeshi ont créé un sentiment d'insécurité chez plusieurs femmes, si bien que certaines écoles de Montréal ont observé une hausse de la demande pour les cours d'autodéfense.

Dans certains établissements, de plus en plus de femmes souhaitent suivre des cours d'autodéfense. Parmi les femmes souhaitant apprendre comment réagir à une attaque surprise, une amie de jeune femme tuée brutalement sur une piste cyclable du Vieux-Longueuil, Jenique Dalcourt.

«Je n'ai pas eu plus de nouvelles que la famille concernant le nombre d'agresseurs. C'est sûr que s'ils n'avaient pas eu d'arme, on ne sait pas, elle aurait peut-être pu avoir plus de chances de s'en sortir. Mais avec les cours d'autodéfense, je pense que oui», a dit Dominique Daoust.

Pour le professeur de l'Académie martiale Serei, André-Jacques Serei, il ne s'agit pas uniquement d'apprendre aux femmes à repousser un ou des agresseurs.

«Les hommes, en général, ont besoin de se faire éduquer à ce sujet-là, je suis d'accord. Les femmes ont besoin de se faire éduquer à savoir ce qu'elles peuvent faire et jusqu'où elles peuvent aller. C'est ça le problème, je pense», estime-t-il.

«L'autodéfense passe avant tout par le psychologique. D'abord, il faut apprendre qu'est-ce que c'est un prédateur, comment ça fonctionne et il faut apprendre à se connaître, à sentir en soir le tigre ou la tigresse qu'on a quelque part. Il faut s'en servir de tout ça!», ajoute-t-il.

Dans tous types d'agressions, la victime réagit soit en s'enfuyant, en figeant ou en combattant.

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