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La Cour d'appel prend la cause en délibéré

TVA Nouvelles

La Cour d'appel a pris en délibéré en après-midi la contestation de la remise en liberté de Guy Turcotte, en attente de son second procès pour les meurtres prémédités de ses deux enfants.

Dès les début des travaux, le procureur de la Couronne René Verret a soulevé la question de la confiance du public.

On ne peut pas s'isoler, a-t-il dit, de la réaction du public.

Au même moment, quelques personnes manifestaient à l'extérieur du palais de justice pour appuyer Isabelle Gaston, qui était présente, et le procureur de la Couronne.

La défense, elle,  a fait valoir qu'il s'agissait d'un nouveau procès pour Turcotte, et qu'il avait donc droit à la présomption d'innocence. Les deux parties ont fait entendre leurs arguments pendant 45 minutes.

Au mois de septembre, la juge Nicole Duval Hesler avait donné raison à la Couronne qui demandait au plus haut tribunal de la province de réviser la décision de laisser Guy Turcotte en liberté avant le début de son nouveau procès.

La juge avait alors estimé que le juge André Vincent avait «erré en droit dans son interprétation et son appréciation du critère de la nécessité de ne pas miner la confiance du public» envers la justice en permettant à Guy Turcotte d'aller habiter chez son oncle jusqu'à l'automne 2015.

Dans sa décision, le juge Vincent a estimé que Turcotte ne présente aucun risque ni pour la société, ni pour lui-même, ni pour son ex-femme Isabelle Gaston.

De nombreuses conditions ont été imposées à l'accusé pour qu'il puisse rester en liberté, notamment d'habiter au domicile de son oncle à Brossard, de respecter un couvre-feu de 18 h à 6 h et de continuer les traitements psychiatriques ainsi que les thérapies et respecter les rendez-vous fixés à l'Institut Philippe Pinel.

M. Turcotte est accusé d'avoir poignardé à mort ses enfants Olivier, 5 ans, et Anne-Sophie, 3 ans, dans sa résidence de Piedmont en février 2009.

 

Capture d'écran TVA Nouvelles)

 

L'accusé avait avoué ses crimes lors du premier procès en 2011, mais avait été déclaré non criminellement responsable en raison de troubles mentaux.

La Cour d'appel a ordonné en novembre 2013 la tenue d'un nouveau procès.

Isabelle Gaston vit dans la crainte

Son ex-conjointe et mère des deux enfants assassinés, Isabelle Gaston, dit qu'elle vit dans la crainte, depuis la remise en liberté de Turcotte le 12 septembre.

«Maintenant je me sens abandonnée par le système de justice. Si le croise, je vais me protéger. J'ai peur de cet individu-là, j'en rêve, je rêve la nuit qu'il m'attaque, qu'il rentre chez nous, j'ai déménagé...j'ai des enfants j'ai peur qu'il s'en prenne encore à eux, qu'il devienne frustré parce que je veux faire changer le système... qu'il pense que c'est ma faute tout ça», a-t-elle déclaré.

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