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Stéphane Rousseau brise ses codes

Tournée en France

À six jours de sa rentrée française officielle, Stéphane Rousseau termine les derniers préparatifs avant de fouler la scène historique du prestigieux Théâtre du Palais-Royal, avec son dernier spectacle Stéphane Rousseau brise la glace.

Partagé entre son goût pour l'adrénaline et la recherche de tranquillité, l'humoriste s'est confié sur sa vie entre deux continents.

À 48 ans, Stéphane Rousseau fuit la linéarité. Après avoir sollicité son charme naturel et usé de son personnage de gendre idéal, l'humoriste a décidé de revenir avec un spectacle concept qu'il a passé huit mois à écrire en France.

«Contrairement à mes autres spectacles, j'explore plus le côté «stand-up» américain, a-t-il expliqué. Mes amis me disaient que j'étais plus drôle dans la vie que sur scène. Je voulais toucher à ça, enlever mes béquilles. La façon de faire est différente aujourd'hui, il y a une certaine ouverture pour les humoristes, on peut faire à peu près ce que l'on veut, être moins politiquement correct.»

Ponctué de phases musicales, de chansons originales et de reprises, le nouveau spectacle se veut une expérience «électro-pop-rock humoristique», une continuité de 1 h 40 sans entracte et avec musiciens.

«Je n'avais pas compris le travail colossal que cela représentait, a confié l'humoriste. Lorsque l'on monte un spectacle en pièces détachées, c'est plus facile de tester certains numéros.»

Après avoir présenté quelques dates au Québec, Stéphane Rousseau a décidé de commencer sa tournée en France, un pays qui accueille ses spectacles avec engouement depuis 2001.

«Nous avons terminé la tournée du dernier spectacle au Québec et il fallait battre le fer pendant qu'il était encore chaud, a plaisanté l'humoriste. C'est la première fois que je fais ça, je pense. On sait que l'on peut vite être oublié en France, c'est un marché très volatil. Si on attend trop longtemps, les gens nous oublient. Si j'avais commencé au Québec, cela aurait repoussé le spectacle de deux ans.»

Une manière de revenir encore plus fort au pays

«Le Québec m'a donné ma première chance, je suis un enfant du pays, ils ont vu cinq de mes spectacles; ici, en France, ce sera le troisième, a souligné le comédien. Il y a de plus grandes attentes de l'autre côté qu'ici. Lorsque je vais arriver au Québec, après plusieurs centaines de dates, il n'y aura plus de place à l'erreur!»

Tout, mais pas tout de suite

Partagé entre la paternité, la scène, le cinéma et la télévision - il anime l'émission Sur invitation seulement sur les ondes de TVA depuis le mois de septembre - Stéphane Rousseau s'est entouré de talents comme le directeur artistique de Juste pour rire Pierre Bernard, la metteure en scène Josée Fortier ou encore l'auteur français Arnaud Demanche pour peaufiner son spectacle. Mais aucun travail d'adaptation comme ce fut le cas pour ses deux précédents spectacles présentés en France.

«Je ne veux rien dénaturer, je veux rester Québécois, a-t-il expliqué. J'ai beaucoup gommé de choses lorsque Pascal Légitimus a mis en scène mon spectacle, et j'y ai perdu beaucoup de naturel.»

Et même si Stéphane Rousseau possède les clefs humoristiques des deux continents, il ne compte pas s'installer dans l'Hexagone pour pérenniser son image.

«J'ai un fils à Montréal, c'est inenvisageable de m'installer en France aujourd'hui. Je le ferais probablement pour mes vieux jours, j'aimerais avoir une maison en Provence et peindre. Pour l'instant, je fais des allers-retours, ce n'est pas l'idéal, mais je suis loin de la routine.»
Avant de rejoindre son futur atelier provincial, l'artiste compte bien continuer à créer, sans oublier de lever le pied.

«J'ai envie de faire une pause de cinq ans, c'est peut-être mon dernier spectacle, je ne sais pas encore. J'ai envie d'écrire un long métrage, j'ai une idée de drame en tête, mais aussi des comédies qui seraient plus naturelles dans un premier temps.»

Stéphane Rousseau brise la glace, au Théâtre du Palais-Royal jusqu'au 10 janvier, en tournée en France jusqu'en mars 2015 et au Québec dès le mois d'avril 2015.

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