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Un loup dans la garderie?

Enquête de J.E.

TVA Nouvelles

Une enquête plutôt inquiétante de J.E. La propriétaire d'une garderie privée travaille étroitement avec son frère, qui a des antécédents de pornographie juvénile.

En 2001, au palais de justice de Chicoutimi en 2001, l'homme plaidait coupable à des accusations de production, possession et distribution de pornographie juvénile.

L'homme a eu une sentence d'un an dans la communauté. Depuis, il a obtenu son pardon judiciaire.

Rien, aucune loi, aucun règlement ne l'empêche d'aller à l'intérieur de la garderie de sa soeur. Car c'est une garderie privée, en milieu familial, alors que si c'était une garderie régie par le gouvernement, il n'aurait pas le droit d'y aller.

Pour déterminer l'implication de l'homme dans la garderie de sa sœur, une reporter de J.E. s'est rendue incognito à celle-ci, prétendant être à la recherche d'une place dans une garderie privée en milieu familial.

(Capture d'écran TVA Nouvelles)

Au cours de la conversation, la propriétaire a dû faire appel à son frère, qui était sur place, pour fournir certaines informations

Il a expliqué que la garderie est privée, mais que sa soeur est dans l'attente d'une réponse d'un CPE pour avoir des subventions.

L'homme, visiblement excédé, ne veut pas donner sa date d'anniversaire(Capture d'écran TVA Nouvelles)

Mais lors des représentations auprès du CPE pour obtenir des subventions, les responsables lui ont demandé sa date d'anniversaire pour vérifier ses antécédents, ce qu'il a toujours refusé.

«Non! Tu vas pas... C'est mon avocat qui va te parler!», dit l'homme, visiblement excédé, sur la vidéo de la rencontre.

«Dès qu'une personne fréquente un service de garde ou a un lien, il faut faire la vérification. C'est dans le règlement sur les services de garde. C'est pour la sécurité des enfants», a expliqué France Gendron, directrice du CPE Les Joyeux Calinours.

Comme l'homme refuse d'être soumis à une enquête, le CPE ne subventionnera pas cette garderie, qui restera privée, donc sans aucune surveillance.