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Visite de la plus grosse mine à ciel ouvert du Québec

J.E. à Malartic

Tout est plus grand que nature à Malartic: la mine, la machinerie, les défis techniques et environnementaux et les problèmes qui viennent avec de telles installations. L'équipe de «J.E.» s'est rendue sur les lieux.

L'arrivée de la minière en mai 2011 n'est pas passée inaperçue dans cette petite ville de l'Abitibi-Témiscamingue.. Elle a alimenté le débat sur les mines à ciel ouvert au Québec et surtout animé les passions chez les quelque 3000 âmes qui y vivent. Après quatre ans d'activités, la minière souhaite maintenant doubler la superficie de sa fosse à ciel ouvert.

Pour ça, il faudra dévier la route 117 sur 3,9 km parce qu'elle sera désormais trop près des activités. Il en coûtera 20 millions $ et il faudra détruire quatre maisons.


(Crédit photo: Capture d'écran, TVA Nouvelles)

«On croit qu'on aura les permis pour l'exploitation de la fosse dans
deux ans», a expliqué le directeur général Éric Tremblay. Un tel permis permettrait de prolonger les opérations de six ans soit jusqu'en 2029.

Population divisée

Le Bureau d'audience publique n'est pas encore mandaté pour étudier le projet, mais déjà il suscite beaucoup d'inquiétude au sein des Malarticois. Certains se remettent à peine des débats sur la décision de créer une mine à ciel ouvert. Pour certains résidents, les blessures sont encore vives.


(Crédit photo: Capture d'écran, TVA Nouvelles)

«Moi je suis rendue intolérante au "sautage"», a raconté Ginette Trudel. Mohamed Laroussi-Souissi espère, quant à lui, être racheté par la minière à l'instar de ses voisins et aller investir ailleurs.

Mais pour d'autres l'arrivée de la mine a vraiment été salutaire. «C'est une renaissance de la ville de Malartic», a dit fièrement le maire Martin Ferron.

Depuis le début des opérations minières, les commerces se sont multipliés. Plusieurs chaînes de restaurations rapides ont ouvert leurs portes de même qu'une épicerie. Des infrastructures ont été bonifiées. «On était un CPE fragile au niveau financier. Mais avec l'arrivée de la mine, les installations se sont remplies et la liste d'attente est tellement longue qu'on a dû en construire une deuxième», expliqué l'entrepreneuse Manon Barbe.

Études en vue du BAPE

La Santé publique tente de mesurer les impacts psychosociaux reliés à la présence de la mine. Une étude sur ce sujet sera d'ailleurs rendue publique au cours des prochaines semaines.

Mais la dégringolade du prix de l'or se trouve au coeur du problème, car elle pourrait compromettre les installations actuelles et futures.

La mine a mis sur pied un fonds de prévoyance de 2,6 millions $ pour favoriser le développement durable en plus des 46 millions $ fiducie pour le plan de fermeture. La compagnie va revoir ce montant à la hausse si elle a le feu vert pour son projet d'agrandissement.

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