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Une campagne sur le consentement sexuel à l'UdeM

«Sans oui, c'est non»

La Fédération des associations du campus de l'Université de Montréal prépare une campagne de sensibilisation sur les questions liées au consentement sexuel.

Dans la foulée des récentes dénonciations en matière de harcèlement sexuel, touchant notamment des députés au Parlement fédéral, l'organisme est conscient de l'importance du travail qu'il lui faut abattre.

En préparation depuis septembre, la campagne Sans oui, c'est non devrait être lancée au cours des prochaines semaines, voire quelques mois tout au plus.

Outre l'histoire des deux députées du NPD, à Ottawa, il y a eu aussi récemment les allégations portées contre l'animateur anglophone Jian Ghomeshi ainsi que l'affaire des dénonciations à l'endroit de certains professeurs de l'UQAM qui ont retenu l'attention médiatique.

Elle vise à faire connaître les différents mécanismes mis en place pour aider les étudiants ou les professeurs à faire face à des situations de harcèlement sexuel.

Le Bureau d'intervention en matière de harcèlement de l'Université de Montréal a précisément pour mission de recueillir les plaintes à ce sujet. Plusieurs étudiants interrogés par TVA Nouvelles n'en connaissaient toutefois pas l'existence, bien qu'ils étaient unanimes à dire qu'un tel service pouvait être des plus utiles.

En 2009-2010, le Bureau a reçu 23 plaintes concernant des allégations de harcèlement sexuel, comparativement à 28 pour l'année 2011-2012. Un nombre qui pourrait être plus élevé quand on considère que l'Université compte environ 60 000 étudiants.