/regional/montreal/montreal

Neuf mois sans prendre un bain

Pensionnaire d'un CHSLD

Pas de bain, pas de douche pendant neuf longs mois. À 85 ans, Rita Couturier, qui est au CHSLD Auclair à Montréal depuis février dernier, n'a droit qu'à un lavage à la débarbouillette pour sa toilette quotidienne.

«Je veux seulement que ma mère ait un bain avant de mourir, exige Lyne Vandenplas. Il me semble que ce n'est pas tant demander», a dénoncé au Journal de Montréal l'une des filles de l'octogénaire.

Mme Couturier a subi plusieurs AVC et depuis le 28 février 2014, elle doit résider dans un Centre d'hébergement et de soins de longue durée où elle paie de sa poche 1500 dollars par mois.

«C'est complètement inacceptable, rage son autre fille, Carole Vandenplas. Surtout que ma mère adorait prendre des bains».

Carole et Lyne Vandenplas exigent que leur mère Rita Couturier puisse avoir un vrai bain avant de mourir. (Photo Journal de Montréal)

Lavage en croix

D'après ce que le Journal de Montréal rapporte dans son édition d'aujourd'hui, chaque jour un employé procède au lavage en croix de la vieille dame — (visage, aisselles, organes génitaux — et une fois par semaine, Mme Couturier est lavée dans son lit à l'aide d'un bassin d'eau et du savon. Jamais de véritable bain pour la femme de 85 ans.

Lyne et Carole Vandenplas ont d'après le quotidien montréalais appris avec étonnement la situation en avril dernier. Elles en ont parlé à l'ergothérapeute de leur mère.

«On nous a servi toutes sortes d'excuses, mais aucune qui avait du sens!», déplore Lyne Vandenplas.

Rita Couturier est au CHSLD Auclair à Montréal depuis février dernier. (Photo Journal de Montréal)

Sécurité

La direction du CSSS Cœur-de-l'Île, qui chapeaute le Centre d'hébergement Auclair, avance que la «condition physique de certains résidents ne permet pas de prendre un bain».

«C'est une question de sécurité. Ce n'est pas par manque d'équipement, mais ce serait trop risqué de les déplacer», souligne Sylvie Lantier, responsable des communications au CSSS, sans donner plus de détails sur ce cas.

Les deux filles de Mme Couturier auraient informé le CHSLD qu'elles étaient prêtes à prendre le risque et à venir la [leur mère] supporter».

Une fois par semaine, Mme Couturier est lavée dans son lit à l'aide d'un bassin d'eau et du savon. (Photo Journal de Montréal)

Carole Vandenplas a travaillé comme préposée dans un CHSLD durant dix ans. Elle affirme que tous les résidents avaient droit à un bain.

Indignées du sort réservé à leur mère, les deux sœurs Vandenplas ont placé leur maman sur la liste d'attente du centre Auclair en vue d'un transfert.

Incorrect or missing Brightcove Settings

Incorrect or missing Brightcove Settings

Incorrect or missing Brightcove Settings