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Troublantes références à Basic Instinct

Michaël Nguyen | Agence QMI

Les références au film Basic Instinct dans le meurtre de Jun Lin sont «fondamentales» et «troublantes», a noté le psychiatre de la Couronne à la fin de son témoignage.

Il existe en effet plusieurs similitudes entre le meurtre de l'étudiant chinois, le 25 mai 2012, et le célèbre film des années 1990 mettant en scène Sharon Stone. Du nom de l'ex-fiancé du personnage jusqu'à la mise en scène utilisée, les références sont nombreuses, a noté le Dr Gilles Chamberland au procès pour meurtre de Luka Rocco Magnotta.

«Le plus troublant demeure le pic à glace, qui a été peint de couleur argent», a-t-il ajouté.
Et contrairement à son homologue de la défense, le Dr Chamberland estime que le film a joué un rôle «fondamental» dans le meurtre.

Après cinq jours de témoignage, le psychiatre a conclu en affirmant que tout indique que l'accusé de 32 ans savait que tuer Jun Lin était mal. Et il a suggéré au jury d'exclure la thèse de la schizophrénie.

Comme les jours précédents, le Dr Chamberland a donné de nouveaux exemples indiquant que Magnotta n'était pas malade.

Ainsi, le fait de commander de la pizza après avoir commis un meurtre n'est pas compatible avec la schizophrénie. Surtout si l'accusé était en psychose.

Le fait de cacher la tête au parc Angrignon, loin de chez Magnotta qui vivait dans le quartier Côte-des-Neiges, s'inscrit dans la même veine.

«C'est un long chemin pour quelqu'un de paranoïde qui se promène avec une tête», a noté le psychiatre.

L'expert a aussi mentionné l'existence d'une vidéo d'entrevue, tournée en 2008, montrant Magnotta qui postule pour une téléréalité sur les chirurgies esthétiques. Magnotta apparaît calme, et ne laisse rien transpirer de sa maladie alléguée, selon le psychiatre.

«Juste de se présenter à cette audition, ce n'est pas habituel pour un schizophrène», a noté le Dr Chamberland.

Son contre-interrogatoire devrait commencer en fin de matinée mardi, au palais de justice de Montréal. Il pourrait s'agir de l'un des derniers témoins avant la fin du procès.

Selon les estimations du juge Guy Cournoyer, les délibérations pourraient commencer dès la semaine prochaine.

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