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Croissance moins rapide de la population québécoise

Année 2013

La population du Québec a augmenté d'environ 63 000 personnes en 2013, soit 10 000 de moins qu'un an plus tôt, selon l'Institut de la statistique du Québec.

Cette croissance freinée n'est toutefois pas liée à une baisse des naissances, mais plutôt à une baisse de l'immigration et aux Québécois qui ont déménagé dans une autre province canadienne.

L'Institut de la statistique du Québec a dévoilé mardi les données du Bilan démographique de la province. Les chiffres permettent de voir que le nombre de naissances et décès est demeuré sensiblement le même entre 2012 et 2013. En revanche, le Québec a accueilli près de 3000 immigrants de moins et 13 000 Québécois ont décidé de quitter la province.

L'Ontario a été la nouvelle terre d'accueil pour 7100 Québécois, alors que 4700 autres ont choisi l'Alberta. De toutes les provinces du pays, c'est le Québec qui connaît le déficit migratoire le plus élevé. Et cette perte est aussi la plus importante depuis 1998. En 2012, 8700 résidents du Québec avaient choisi de migrer, un an plus tard, ce sont 5000 personnes de plus qui ont plié bagage.

La population québécoise s'établissait à 8,21 millions au 1er juillet 2014. Le taux d'accroissement total a été 7,7 pour mille, un net recul par rapport au sommet de 2009 à 11,0 pour mille.

L'espérance de vie est de 80,2 ans pour les hommes et 84,1 ans chez les femmes, un écart qui régresse entre les sexes.

La tendance, chez les femmes, à avoir des enfants plus tard dans leur vie continue de se confirmer. L'indice de fécondité est désormais plus grand chez les 30-34 ans, comparativement aux 25-29 ans. Le nombre d'enfant par femme est désormais de 1,65.