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Une attaque visant la liberté d'expression

Fusillade du Charlie Hebdo

TVA Nouvelles

La fusillade au journal parisien Charlie Hebdo fait réagir vivement dans le milieu journalistique. L'ancien président de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec, Brian Myles, n'a pas manqué de faire part de ses premières réactions à TVA Nouvelles.

«Nous sommes tous sous le choc, les journalistes, c'est un crime sordide et crapuleux qui n'a aucune raison d'être.»

M. Myles dénonce l'attaque meurtrière qui a visé non seulement la liberté de presse, mais aussi la liberté d'expression. «On a voulu par les armes faire taire un journal satirique qui fait grincer des dents depuis des années, mais il faut tolérer des propos comme ceux de "Charlie Hebdo" dans une société démocratique.»

«Il faut être capable d'accepter la critique, la satire et la caricature, même la caricature des religions. Ce qu'on voit aujourd'hui, c'est une tentative par le meurtre de faire taire cette pensée libertaire. Nous devons continuer à ruer dans les brancards.»

Brian Myles reconnait que le journalisme est un métier à risque, rappelant au passage les kidnappings et les décapitations commis au nom du groupe État islamique. Il affirme aussi que la liberté de presse doit être protégée et utilisée, que la société ne doit pas se laisser museler.

«C'est l'un des attentats les plus meurtriers en France, tous types d'attentats confondus», conclut-il.