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«Je ne sais pas encore comment, mais on va le faire»

TVA Nouvelles

Malgré la tragédie qui a coûté la vie à 12 personnes, dont huit journalistes et dessinateurs du Charlie Hebdo, la revue satirique n'est pas morte et sera publiée la semaine prochaine.

«Je ne sais pas encore comment, mais on va le faire», a assuré Patrick Pelloux, chroniqueur de Charlie Hebdo, dans une entrevue accordée à LCN.

«On va continuer, on a décidé de sortir la semaine prochaine. On est tous d'accord», a indiqué à l'AFP M. Pelloux, également médecin urgentiste.

Les locaux de Charlie Hebdo sont inaccessibles pour les besoins de l'enquête en cours, mais un autre journal a accepté de fournir des locaux, a dit Patrick Pelloux.

«C'est très dur, on est tous avec notre peine, notre douleur, nos peurs, mais on va le faire quand même parce que ce n'est pas la connerie qui va gagner. Charb disait toujours que le journal devait sortir coûte que coûte», a-t-il confié à l'Agence France-Presse.

Patrick Pelloux n'était pas dans les locaux du Charlie Hebdo lorsque des hommes lourdement armés y ont fait un carnage hier. «J'étais dans un bâtiment à 200 mètres de là. Je suis arrivé en premier, mais je n'ai rien pu faire», a raconté le chroniqueur, alors affairé dans une réunion avec du personnel médical. Un ami du journal l'a appelé à l'aide.

«C'est très dur, très violent, mais c'est très important de continuer à s'exprimer et à ne pas céder à la peur», croit le chroniqueur du Charlie Hebdo.

Pour M. Pelloux, il est certain que le Charlie Hebdo doit continuer de vivre. Nous avons «une obligation à continuer à défendre la presse et le droit de la presse. C'est ça qui compte», a-t-il dit à LCN.

Patrick Pelloux va poursuivre la publication du journal satirique pour ses amis et collègues qui ont perdu la vie dans l'attentat terroriste. «Ceux qui sont morts, c'était leur but de faire un journal», a dit le chroniqueur en entrevue.

M. Pelloux suit d'un œil distrait la chasse à l'homme en cours en France pour retrouver les deux suspects. Il souhaite toutefois que les suspects soient retrouvés et que justice soit rendue.

«On ne peut pas les traiter de fous, parce que c'est insulter les fous», a conclu le chroniqueur, en deuil de ses amis.

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