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La Commission des droits de la personne condamne l'attaque

Charlie Hebdo

La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) a condamné l'attaque meurtrière contre Charlie Hebdo par voie de communiqué jeudi.

La CDPDJ «tient à condamner cet attentat ignoble qui a coûté la vie à 12 personnes et qui constitue également une attaque contre la liberté d'expression», peut-on lire dans le communiqué.

L'organisation a souligné que la liberté d'expression fait partie des libertés et droits fondamentaux inscrits dans la Charte des droits et libertés de la personne du Québec. Elle indique qu'à ce titre, ces droits constituent la base d'une société démocratique.

«La liberté d'expression inclut le droit d'exprimer des opinions controversées et dérangeantes, ainsi que de critiquer des idées et des valeurs sans avoir peur de subir des représailles», affirme-t-elle, ajoutant qu'en tant que fiduciaire de la Charte des droits et libertés de la personne, elle entend continuer à «défendre tous les droits et libertés et de promouvoir une société inclusive et respectueuse où toute personne a le droit d'exprimer ses opinions.»

Réaction de la Ligue des droits et libertés

La Ligue des droits et libertés, un organisme québécois affilié à la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme, a aussi réagi par voie de communiqué jeudi en condamnant avec force le meurtre des journalistes de Charlie Hebdo.

«Ces gestes tragiques constituent une atteinte inacceptable à la liberté d'expression. Il faut réagir en refusant de se taire. La liberté d'expression est fondamentale à l'exercice de la démocratie et il faut garantir les conditions d'exercice qui en assurent la pleine réalisation», lit-on dans le communiqué.

La Ligue dit craindre toutefois que ces événements ne soient récupérés par un courant islamophobe, et invite à «tenter de prévenir les contrecoups qu'en subiront les communautés arabo-musulmanes».

«Nous devons aussi refuser les mesures antiterroristes incompatibles avec l'exercice des droits et libertés», a souligné la Ligue, estimant que l'adoption de telles mesures ne garantit pas une plus grande sécurité de la population.

«La recherche de solutions est ailleurs. Il faut considérer notamment l'incidence des interventions des pays occidentaux dans les pays musulmans sur ce cycle de violence», a conclu le communiqué.

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