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Bolduc ne prévoit aucun changement à la réforme

Échec au secondaire

Même si une vaste étude conclut que la réforme au secondaire est un échec, le ministre de l'Éducation, Yves Bolduc, ne prévoit pas rectifier le tir.

Aucun changement majeur au renouveau pédagogique n'est prévu, a-t-on précisé mardi au cabinet du ministre.

M. Bolduc a lui-même tenu à nuancer les conclusions d'un rapport qui a été commandé par son propre ministère. «La réforme n'est pas un échec», a-t-il d'abord affirmé, précisant que cette évaluation avait porté sur les premières années du renouveau pédagogique, implanté dans les écoles du Québec depuis maintenant 15 ans.

«En cours de route, on pense vraiment que ça va s'améliorer. Plus ça va aller, mieux ça va aller», a indiqué le ministre lors d'une mêlée de presse.

M. Bolduc a toutefois admis «qu'il y a des éléments qui nous préoccupent». C'est pourquoi il déposera sous peu un plan d'action pour améliorer la réussite scolaire.

Mais il maintient le cap concernant le renouveau pédagogique. «Le Conseil supérieur de l'éducation l'a dit, l'important, c'est d'avoir une continuité et de poursuivre sur la même voie.»

Le Journal de Québec rapportait dans son édition de mercredi les résultats d'une vaste étude commandée par le ministère de l'Éducation à l'équipe du chercheur Simon Larose, à l'Université Laval, qui permet de conclure que la réforme au secondaire n'a pas donné les résultats espérés. Au contraire, le renouveau pédagogique a même fait plus de tort que de mal chez les garçons et les élèves en difficulté, concluent les chercheurs.

Le ministre Bolduc s'est dit préoccupé par l'écart de réussite entre les garçons et les filles, mais il a tenu à souligner qu'il ne s'agit pas d'un phénomène propre au Québec.

De son côté, la Fédération autonome de l'enseignement, un syndicat farouchement opposé à la réforme, s'étonne de la réaction du ministre Bolduc. «Pour un ministre qui est médecin, qui s'appuie sur des méthodes empiriques, de quoi a-t-il besoin de plus?» a mentionné son président, Sylvain Mallette.

Ce dernier reconnaît que des correctifs ont été apportés en cours de route. «Mais le cœur de la réforme n'a pas changé», a-t-il dit, réclamant une «réflexion collective» qui permettrait plutôt d'apporter des changements en profondeur.

Avec la collaboration de Marc-André Gagnon

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