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Québec mise sur la relance forestière

350 emplois créés à Amos

Les jours sombres de l'industrie forestière semblent terminés alors que l'entreprise Forex investit 70 millions $ afin de relancer une usine à Amos, en Abitibi, ce qui créera 350 nouveaux emplois.

Le gouvernement du Québec s'associe à Forex et offre un prêt de 18 millions $ pour rouvrir l'usine, qui fabriquera notamment des poutrelles lamellées et des panneaux à lamelles orientées (OSB).

«Le marché américain est en reprise. Il y a eu plus de 900 000 mises en chantier. La confiance des Américains est au rendez-vous. Il est temps de relancer l'industrie forestière», a indiqué le ministre des Forêts, Laurent Lessard, qui a alloué 757 000 mètres cubes de bois pour redémarrer l'entreprise.

L'usine était fermée depuis 2009 après la faillite de l'entreprise Temlam. Investissement Québec avait choisi à l'époque de ne pas la démanteler et espérait toujours qu'elle soit relancée. Le pari aura donc été le bon. Forex a payé 10 millions $ pour racheter l'usine du gouvernement et investira 60 millions $ de plus pour la moderniser.

Le président du groupe Forex, Jean-Jacques Cossette, a confiance dans l'avenir de l'industrie forestière, lui qui a également relancé des usines à Mont-Laurier.

«La demande est bonne actuellement pour les panneaux. Et je sais qu'elle va augmenter encore plus dans les prochaines années», prévoit M. Cossette.

Couper plus de bois

Pendant la crise forestière qui perdure depuis plus d'une décennie, un grand volume de bois n'a pas été récolté. Québec entend maintenant permettre aux entreprises de le récolter afin de profiter de la reprise.

«Quand le marché était en baisse, les gens pouvaient couper du bois, mais le laissaient en forêt. Maintenant, on va libérer les volumes non récoltés des dernières années. Quand le marché est bon, on veut scier au maximum sur trois quarts de travail, à l'année. On a demandé au forestier en chef de nous donner la possibilité forestière pour les cinq prochaines années. Ça nous a permis de réviser la possibilité forestière pour chacune des entreprises», a indiqué le ministre Lessard.

Selon le premier ministre Philippe Couillard, il faut s'attendre à d'autres relances d'usines dans l'industrie forestière dans les prochaines semaines.

«Le prêt de 18 millions $ d'Investissement Québec est un élément essentiel pour conclure la transaction du rachat de l'usine. C'est pour des journées comme ça qu'on fait de la politique. On va permettre à 350 familles de l'Abitibi d'avoir un meilleur avenir», a indiqué M. Couillard.

L'emploi avant les caribous

Même si le caribou forestier du Québec est menacé de disparition et que de nombreux experts affirment que les coupes forestières sont directement responsables de la baisse du cheptel, Québec n'entend pas freiner les coupes.
Lors de son passage à Amos jeudi, le premier ministre Philippe Couillard a affirmé qu'il n'avait pas l'intention de sacrifier un seul emploi pour protéger le caribou.
«Nous avons un objectif d'aires protégées. Mais moi, j'ai un autre objectif comme premier ministre du Québec, c'est de ne pas sacrifier de job pour ça. Une grande partie de la population du caribou forestier est au-delà de la limite nordique de coupe forestière. Un petit pourcentage est au sud de la forêt exploitable et cohabite avec les coupes forestières», a-t-il dit.
Selon le premier ministre, la protection de l'environnement et l'économie peuvent aller de pair.
«Dans l'environnement, il y a des familles humaines. Des familles de travailleurs. Eux aussi ont besoin d'être là et doivent être capables de vivre», a indiqué le premier ministre.
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Source: Agence QMI
Agence QMI, 2011©

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