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La chaîne Sun News ferme ses portes

Après près de quatre années d'opération

La chaîne d'information continue Sun News a cessé d'émettre des émissions à 5 h vendredi matin, après un peu moins de quatre années d'opération. Appartenant à Québecor, la chaîne de télévision anglophone ferme ses portes faute d'avoir pu trouver un nouveau propriétaire.

«La Corporation Sun Média a cherché activement des acheteurs potentiels pendant plusieurs mois, mais aucun n'a été en mesure de reprendre la chaîne Sun News. Dès lors, compte tenu des pertes financières importantes et avec aucun espoir de rentabilité, la fermeture s'imposait comme une conclusion inévitable», a-t-on indiqué dans un communiqué.

Une centaine de personnes perdent ainsi leur emploi. La chaîne comptait deux bureaux majeurs, un à Toronto, où était produit l'essentiel de ses émissions, et l'autre sur la colline du Parlement à Ottawa.

Annoncée par Pierre Karl Péladeau en juin 2010, Sun News se voulait une tribune pour les opinions directes et tranchées au Canada anglais. On l'avait surnommée la Fox News du Nord, en raison d'un penchant pour les idées de droite. Elle est entrée en ondes en avril 2011.

Québecor avait tenté sans succès d'obtenir de la part du CRTC une distribution obligatoire dans le service de base des câblodistributeurs, ce qui lui aurait permis d'assurer sa rentabilité.

«Fermer la chaîne Sun News n'était définitivement pas le but que nous poursuivions», a souligné vendredi matin Julie Tremblay, présidente et chef de la direction de Groupe Média, de Québecor, et de Corporation Sun Média.

«Nous avons tout tenté, a-t-elle ajouté, pour obtenir une pénétration de marché susceptible de nous offrir les revenus nécessaires à l'exploitation d'une telle chaîne de nouvelles nationales. Malheureusement, ce sont les nombreux obstacles rencontrés en télédistribution qui nous amènent à fermer cette entreprise.»

Pendant son existence, Sun News n'a pas été exempte de controverse. On lui doit des entrevues qui lui ont attiré des critiques, comme celle durant laquelle la danseuse québécoise Margie Gillis avait été prise à partie, et également des prises de position débattues, comme celle où l'on a qualifié d'«éthique» le pétrole provenant des sables bitumineux de l'Alberta, en opposition à celui de l'Arabie saoudite, un pays où les droits de la personne ne sont pas respectés.


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