/regional/montreal/montreal

Des agresseurs sexuels laissés à eux-mêmes?

Coupes budgétaires

Des associations venant en aide à des agresseurs sexuels qui ont purgé leur peine de prison pourraient disparaître, faute de financement.

C'est notamment du Cercle de soutien de Montréal reçoit chaque année 80 000 dollars du gouvernement fédéral, une aide que le gouvernement Harper pourrait supprimer.

Ce montant lui permet de payer les salaires des deux personnes qui accompagnent actuellement une quarantaine d'ex-détenus, souvent laissés à eux-mêmes.

«Escalader une montagne seul, c'est quelque chose qui est presque suicidaire. Je pense qu'il faut qu'il y ait une équipe pour les soutenir», croit Fernand Bessette, bénévole au Cercle de soutien de Montréal.

(TVA Nouvelles)

Les hommes rencontrés par TVA Nouvelles témoignent en effet de la difficulté de se réadapter dans la société après avoir, pour certains, purgé de longues peines de prison.

«Je suis un agresseur sexuel. Je suis un déviant sexuel qui a fait plusieurs victimes. C'est difficile de demander à quelqu'un: "veux-tu être chum avec moi? Veux-tu te tenir avec moi?"», confie l'un d'entre eux.

Il avoue que sans l'aide du cercle, il aurait eu peur de s'isoler et de commettre d'autres crimes.

«Déviant un jour, déviant toujours (...) N'ayez pas peur de moi, mais ne me faites pas confiance à 100% non plus. Me laisser seul avec vos enfants, c'est hors de question. Mais soyez rassurés parce que j'ai du monde autour de moi», conclut-il.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.