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Yves Bolduc retourne à la médecine

Le ministre de l'Éducation quitte la politique

Le ministre de l'Éducation, Yves Bolduc, a annoncé ce matin qu'il quittait la vie politique pour retourner à la pratique médicale.

«Je démissionne en tant que ministre et également en tant que député (de Jean-Talon). Donc, c'est un départ de la politique», a déclaré M. Bolduc, jeudi matin, lors d'une brève déclaration aux médias.

«C'est une décision qui m'appartient compte tenu de tout ce qui se passe autour en termes d'événements, de nouvelles. J'ai tout simplement pris la décision de retourner à la pratique médicale, ce que j'adore», a dit le politicien démissionnaire, qui était accompagné du premier ministre, Philippe Couillard.

Ce dernier a accepté la démission de son «collègue et ami». Il a tenu à remercier Yves Bolduc pour «ce qu'il a fait pour la population du Québec au cours des dernières années».

«La politique, ce n'est pas facile, quels que soient les partis politiques, c'est un engagement qui est profond, c'est un engagement qui est courageux, et Yves l'a accompli avec beaucoup de sincérité et de passion comme député et comme ministre», a déclaré Philippe Couillard.

Le premier ministre a indiqué que le successeur du ministre de l'Éducation serait nommé «dans les meilleurs délais».

Plusieurs voient Hélène David, actuelle ministre de la Culture et ancienne vice-rectrice à l'Université de Montréal, récupérer le portefeuille de l'Éducation.

L'ancien recteur de l'Université Laval et ministre de l'Emploi, François Blais, est aussi sur les rangs. Le nom du ministre de l'Agriculture et doyen des députés libéraux, Pierre Paradis, a également commencé à circuler.

Interrogé par les journalistes sur le départ d'Yves Bolduc, jeudi matin, le ministre du Travail, Sam Hamad, s'est contenté de dire que «Yves Bolduc, c'est un maudit bon gars».

Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, a reproché à Philippe Couillard d'avoir fait durer le supplice en ne demandant pas plus tôt à Yves Bolduc de céder sa place.

«Il aurait dû agir bien avant. Quand quelqu'un se retrouve dans une situation où tous les Québécois veulent qu'ils quittent, ça doit être terriblement difficile à vivre pour lui, a dit M. Legault. Je pense qu'il faut donner le blâme à M. Couillard, qui a laissé durer cette situation beaucoup trop longtemps. Il aurait dû agir puis faire preuve de leadership et lui demander sa démission.»

Le chef intérimaire du Parti québécois, Stéphane Bédard, a abondé dans le même sens. Il a également mentionné qu'il ne se réjouissait pas outre mesure du départ M. Bolduc, qui a multiplié les gaffes depuis qu'il est à la tête du ministère de l'Éducation.

«Au-delà de son départ, ça ne réglera pas les façons de faire du gouvernement actuel», a soutenu Stéphane Bédard sur les ondes de LCN.

Des bourdes à répétition

Depuis qu'il est en poste, le docteur Yves Bolduc a commis de nombreuses bourdes.

Le 17 février, il avait suscité la controverse en mentionnant que les fouilles à nu dans les écoles secondaires étaient permises si cela était «très respectueux». Il avait aussi dû se rétracter au mois d'août après avoir déclaré que les bibliothèques des écoles avaient assez de livres. Dans les deux cas, il avait été rabroué par son chef, Philippe Couillard.

Le docteur Yves Bolduc avait également fait l'objet de critiques en début de mandat en raison de la prime de 215 000$ qu'il avait reçue pour prendre en charge de nouveaux patients lorsqu'il était retourné dans l'opposition, patients qu'il a dû abandonner après l'élection des libéraux.

Rumeurs de départ

Mercredi, le premier ministre Philippe Couillard n'avait rien fait pour faire taire les rumeurs et avait une fois de plus refusé de donner sa confiance à son ministre de l'Éducation, menacé être rétrogradé.

«Je ne commente pas les rumeurs. On va continuer de travailler avec le gouvernement, j'ai extrêmement confiance dans mon équipe», avait affirmé le premier ministre à l'entrée du caucus de son parti.

Questionné à savoir s'il avait toujours confiance en Yves Bolduc, le chef libéral avait refusé de répondre. «Je ne commente pas les rumeurs. J'ai confiance en toute mon équipe et je n'irai pas plus loin», avait rétorqué le premier ministre.

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