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Les ondes cérébrales permettent de prédire les risques d'insomnie

Nouvelle étude

TVA Nouvelles

Des chercheurs de l'Université Concordia à Montréal ont trouvé un moyen d'identifier les personnes à risques de souffrir d'insomnie en mesurant leurs ondes cérébrales.

On savait déjà que le stress peut provoquer de l'insomnie, mais cette étude révèle que certains ont plus tendance à en souffrir. «Nous ne sommes pas tous armés de la même manière face au stress lorsqu'il s'agit de gérer notre sommeil», a expliqué l'auteur principal de cette recherche, Thien Thanh Dang-Vu.

Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs ont mesuré le rôle du stress dans le cycle de sommeil de 12 étudiants du 1er cycle de Concordia durant les examens finaux. En examinant les ondes cérébrales émises par le cerveau des participants durant leur sommeil en début d'année scolaire, le Pr Dang Vu et son équipe ont observé un certain schéma qui, s'il apparaît avant l'événement stressant, accroît les risques d'insomnie par la suite.

Il faut savoir que le cerveau émet des signaux électromagnétiques durant le sommeil, une activité qui se caractérise par des schémas de lignes ondulées que les scientifiques appellent «fuseaux de sommeil».

«Nous avons découvert que les étudiants dont les fuseaux montraient une faible activité ont éprouvé une hausse des troubles du sommeil, lorsque l'on compare la qualité du sommeil au début du semestre et la fin du semestre scolaire», a expliqué le professeur.

L'évaluation de l'activité des fuseaux de sommeil peut aussi aider à savoir quelles personnes seront plus susceptibles de souffrir d'insomnie, et ce, avant même que le trouble ne fasse son apparition.

Les résultats de ces travaux ont été publiés dans la revue scientifique «Frontiers in Human Neuroscience».