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«Bertrand Charest s'est frappé à un mur»

TVA Nouvelles

EXCLUSIF - Une ancienne protégée de Bertrand Charest, cet ex-entraîneur de ski qui fait face à 47 chefs d'accusation, confirme l'ambiance malsaine et souligne le courage des présumées victimes qui ont dénoncé les actes d'agressions sexuelles.

Sara-Maude Boucher était membre de l'équipe canadienne junior lorsqu'elle a fait la connaissance de Bertrand Charest.

Elle se souvient d'un moment où l'entraîneur voulait savoir pourquoi l'athlète était réfractaire à ses idées.

«Je faisais mes devoirs et il a mis ses mains de chaque côté de moi. J'étais pris entre ses bras. Il m'a demandé pourquoi je ne l'aimais pas. Il m'a regardée dans les yeux avec sa voix intimidante. Contrairement aux autres membres, il s'est frappé à un mur», a-t-elle indiqué à TVA Nouvelles.

Le souvenir qu'elle garde de l'homme est celui d'un habile manipulateur, un entraîneur reconnu pour ses compétences, qui a probablement su profiter de son statut pour arriver à ses fins.

«Une fille, justement, quand elle était assez forte pour dire non... les abus physiques arrêtaient, mais elle arrêtait aussi de se faire entraîner. Elle n'avait plus de coaching», dit-elle.

Certaines skieuses étaient même jalouses les unes des autres de l'attention que leur entraîneur-chef leur portait.

«De là les chicanes, les chicanes dans l'équipe, quand ça se savait», ajoute Sara-Maude.

Charest délaissait et ignorait les entraînements de ses athlètes si ces dernières ne se conformaient pas à ses demandes.

«Lors de mon premier camp d'entrainement, je n'étais pas "coachée". On me demandait constamment si c'était sérieux avec mon copain», ajoute-t-elle.

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